SUPPLÉMENT
DOCUMENT No I
En réponse à mon mémoire sur la nécessité de l'influence épiscopale dans le règlement de nos defficultés universitaires (voix plus loin, au Supplément, Document No XX), présenté à Son Eminence le Cardinal Simeoni le 1er juin 1890, Son Eminence, le 12 juin, écrivait à Sa Grandeur Mgr Edouard Charles Fabre, archevêque
de Montréal, la lettre suivante :
RoMA, LI 12 GuIGNo 1890.
Uriue er Rue Doure,
Haud ignorat Amplitudo tua nuper actum fuisse a moderatoribus Athenæi Maænopolitani Lavallensis Universitatis de unione Facultatis medicæ artis ipsius Athenæïi cum Schola paritér medica in eadem Urbe Marianopolitana existente. Et quamvis hæc unio gra. vibus undique rationibus consuleretur, commotis hinc
inde :
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inde animis, ad feicem exitum nondum perduci potuit. Hæc res minime studiis partium dijudicanda est, sed altius sumenda ratione æquanimi et intuitu boni communis. Commune autem bonum fer“e non videtur ut in eadem civitate duplex facultas medica coexistat. Hince Apostolicæ Sedi, quæ nihil amisit ex eis quæ ad instaurationem et inerementum studiorum in ista Provincia ecclesiastica conferre viderentur, sumimopere gratum foret si unio de quâ agitur tandem ad effectum perducatur, salvis tamen juribus Universitatis Lavallensis et Deeretis pontificiis. Et quia ad hoc ohtinendum valde auctoritas RR. PP. sacrorum Antistitum istius provinciæ conferre dignoscitur, Amplitudinem Tuam rogo ut una cum Episcopis istius provinciæ ea quæ polletis prudentia ac maturitate, operam auctoritatemque vestram conferatis ad questiones simultatesque e medio tollendas, animasque sedendas, ut hincinde intuitu majoris boni, et salvis juribus uti supra, in unione peragenda conveniatur et libenter onera ferantur quæ ab hac perutili unione requiruntur.
Pro certo habens tam grave negotium opera Amplitudinis tuæ et Episcoporum provincialium ad optatum finem tandem perduci posse, eidem Amplitudini tuæ omnia bona a Domino adprecor.
Amplitudinis Tuæ, Addictissimus uti Frater,
JOANNES CARD. SIMEONT, Præfectus.
D., Archiep. Tyren., Sec.
pour
(TRADUCTION.) He
Votre Grandeur n’ignore pas que l’administration Gran.
de l’Université Laval à Montréal s’est occupée dans enfin
ces derniers temps d’unir la Faculté de Médecine de que j
cette Université avec l'Ecole de Médecine de la même Votre ville de Montréal. Toutes sortes de graves raisons militent en faveur de cette union, bien que le partage et l'agitation des esprits n'aient pas encore permis de la conduire à un heureux terme. Ce n’est point une question à juger par des impressions de parti, mais par des vues de bien public plus élevées et plus sereines. Or l'intérêt public demande, on lecomprend, qu’il n’y ait point, dans la même ville, deux Facultés de Médecine à côté l’une de l’autre. Aussi le Saint-
Siège, qui n’a rien négligé pour assurer dans cette À
Province ecclésiastique l’heureuse organisation et le progrès des études, verrait-il avec la plus grande satisfaction se réaliser l’union projetée, sans préjudice Acte ; toutefois des droits de l’Université Laval, ni des Décrets Pontificaux. Pour atteindre ce but il est clair que l'autorité des évêques de la Province sera d’un
très grand poids. C’est pourquoi je prie Votre Gran- At deur et avec Elle les évêques suffragants d’user de Pierr tout ce que Vous avez de prudence et de sagesse, de tous sollicitude et d'autorité, afin d’écarter les sujets de la m discussion et de litige, de calmer les esprits et de auxq faire, qu’en vue du plus grand bien, et sous la réserve tion
des droits susdits, on s’entende de part et d'autre nom:
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pour réaliser l’union et pour accepter de grand cœur les sacrifices exigés par une œuvre si utile,
C’est avec la conviction que les soins de Votre Grandeur et des évêques comprovinciaux pourront enfin amener cette grave affaire À un heureux terme,
que je prie Dieu d’accorder toutes sortes de biens à Votre Grandeur, dont je suis
Le très dévoué Frère,
JEAN CARD. SIMEONI, Préfet.
D., Archevêque de Tyr, Sec.