OUI OÙ NON
On nous prie de publier la correspondance suivante:
Monsieur le Rédacteur,
À propos des lettres publiées par l’Etendard hier, le Monde fait dire à M. l’abbé J. B. Proulx : ‘‘ les expressions qu’on y souligne ne contredisent en rien le respect que j'ai toujours eu pour les droits de l'Ecole. ”
Cet énoncé est parfaitement juste, mais comme le public ne s’est peut-être pas rendu compte de la nature du respect dont il s’agit, je vais la faire ressortir. Voici :
Ce projet d'union amènerait, avant deux ans, l’effacement complet de l'Ecole de Médecine et de Ch'.urgie de Montréal. (Extrait d’une lettre de Messire J. B. Proulx à Mgr B. Paquet, recteur de l’Université Laval, publiée dans l’Etendard du 5 courant.)
à tribuque, ou aucune rra être iculier , venue
vante :
Ce genre de respect est désastreux pour ceux qui en sont l’objet.
Ce n’est pas là, vous l’avouerez, un terre à terre, mais un fait de haute volée.
Pas n’était ni n’estbesoin d’avoir Littré dans sa poche pour se rendre compte de la situation. Pas n’était ni n’est besoin d’une coionne d'explications pour expliquer la citation que je viens de donner.
Toute la diplomatie du Canada ne saurait en changer la signification.
C’est le temps de répéter que si la parole est d’argent, elle prend aujourd’hui la valeur de l'or.
Car cette note révèle le but des ennemis de l’École de Médecine. Habemus confitentem reum.
Tout le monde voit la manière de celui qui se défend d’avoir travaillé à détruire l’École de Médecine,
À Montréal, M. l'abbé Proulx chante l'indépendance de la Section de Montréal de l’Université.
À Québec, il célèbre l’extension du monopole universitaire sur la Province.
Mais à Montréal comme à Québec et à Rome, M:
l'abbé Proulx n’a qu’une thèse : la destruction de l'Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal.