‹ Ma justification pour avoir fait triompher civilement les décrets romains au Canada [microforme]Chapitre 7 sur 76 · TRÈS R · texte numérisé non relu

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Summi Pontificis placito libentissime oksecuturum planè non dubitem.

Interim omnia bona Tibi a Domino precor.

Dominationis Tuæ Addictus,

JOANNES CARD. SIMEONTI, Præfectus, Ÿ D. Archiep. Tyren, Sec.

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(TRADUCTION DE LA LETTRE PRÉCÉDENTE.) TRÈS RÉVÉREND MoNSIEUR,

Son Éminence le Cardinal Archevêque de Quéhec s’est plaint auprès du Souverain Pontife que, en traitant l'affaire de l’Union entre l’École de Médecine et la Faculté de Médecine qui fait partie de l’Université Laval de Montréal, tout aurait été fait sans qu'on en donnât avis ni même connaissance au grand Conseil de l’Université qui est constitué dane la ville de Québec. Sa Sainteté, comme vous le savez, a mis la main directement dans cette affaire, afin de faire réussir plus facilement l’union désirée. Mais la Sacrée Congrégation et Notre Saint Père le Pape lui-même pensaient que tout avait été fait avec la coopération du dit grand Conseil Universitaire. C’est pourquoi la plainte du très éminent Cardinal «x déplu profondément à

Notre Très Saint Père; et il m’a ordonné de vous signifier cette demande, que vous vous transportiez vous-même auprès du susdit Prélat, et que vous lui manifestiez ouvertement que ni vous, ni ceux qui dépendent de vous, n’avez voulu déroger aux droits de l’Université contenus dans la lettre Jam dudum, ni à rien de ce qui s'y rapporte.

Au reste, je sais que vous êtes tous disposés à vous engager de marcher à l'avenir dans une concorde parfaite, en respectant ce document pontifical et les autres prescriptions du droit commun. Pour moi, le dévouement dont vous êtes animé envers le Siège Apostoliqne m'est tellement connu, que je n’ai absolument aucun doute que vous n’obtempériez très volontiers au bon plaisir du Souverair Pontife.

Demandant à Dieu pour vous toutes sortes de bien, je suis

De Votre Révérence

Le tout dévoué, JEAN CARDINAL SIMEONTI, Préfet.

Ÿ D. Archev. de Tyr., Sec.

Au premier abord, je ne le cache pas, je restai surpris.

Mais, après mûre réflexion, après avoir exa-

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miné les circonstances délicates dans lesquelles cette lettre avait été écrite, après en avoir pesé chaquemot attentivement, je crusen saisirparfaitement la signification. Un grand calme s'établit dans mon âme; et, une fois de plus, j’admirai la sage condescendance de Rome.

Cependant, pour n'être pas la victime d’une illusion, ni le jouet de mes pensées, je voulus consulter un ami que j'ai, prudent, pieux, instruit : Amicus fidelis, protectio fortis. À cet effet, pour les lui soumettre moi-même, sans en oublier aucune, dans une visite que je lui ferais,

je jetai d’un trait sur le papier les considéra-

tions suivantes.

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