‹ Ma mission en ChineChapitre 126 sur 180 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

iable du gouvernement général de Flndo-Chine, des arrangements dans ce sens. J'eus en même temps mission de rappeler à Sir Robert Hart et au gouvernement chinois •que nous comptions nous voir réserver dans Torganisation des nouveaux services postaux de la Chine la part due à l'élément français et que nous assuraient les règlements de l'Union postale, aux termes desquels toute la correspondance de rUnion et du Bureau international de Berne devait se faire dans notre langue. Sir Robert Hart, qui déjà s'était montré beaucoup plus accommodant en ce qui concerne le personnel des douanes, ne fit pas de difficultés à reconnaître nos droits. Le gouvernement chinois alla plus loin encore et prit en 1898 l'engagement de réserver à un Français le poste de directeur ou inspecteur général du service des postes, dès que ce service serait définitivement constitué et reconnu.

Une décision du gouvernement chinois qui nous fut alors très agréable et qui nous marqua fort à propos son désir de nous manifester sa bonne volonté et ses sentiments amicaux, fut la résolution prise de participer officiellement à notre Exposition universelle et internationale de l'année 1900. La Chine n'avait pris aux expositions précédentes de 1878 et de 1889 qu'une part tout à fait restreinte, et dont l'initiative privée avait seule fait les frais. Cette fois, c'est officiellement que la Chine s'associait à notre effort et prenait rang parmi les nations représentées à ce grand concours international. Le gouvernement chinois s'était décidé à faire élever sur les terrains du Trocadéro des pavillons spéciaux destinés à contenir les objets exposés. Sir Robert Hart avait donné à tous les commissaires des douanes de l'Empire l'ordre de préparer dans les diverses provinces, et selon les

régions, les envois de produits, d'objets et de documents appelés à figurer dans les vitrines. Un de nos compatriotes, M. Vapereau, ancien professeur au collège du Tsong-li ya-men, était désigné comme commissaire du gouvernement chinois à l'Exposition de 1900.

J'eus enfin, avant de quitter Pékin, la satisfaction de pouvoir achever le règlement des dernières affaires de Missions religieuses dont j'avais, dès mon arrivée, entrepris la liquidation. C'est le 21 janvier 1897, après dix-huit mois de négociations, que furent apaisées, par une série d'actes et de contrats conclus entre le Vicariat apostolique et notre Consulat d'une part, les délégués du gouverneur provincial d'autre part, les réclamations de la Mission du Kouang-si, dont la plus ancienne remontait à l'année 1872. Ces réclamations, s'élevant au nombre de quatorze et qui comprenaient surtout la restitution de propriétés dont les missionnaires avaient été expulsés, la réparation de sévices et de violences dont ils avaient été victimes, l'indemnité de dommages qu'ils avaient subis, furent réglées, les sept premières par sept accords spéciaux, les sept dernières par un accord global, dont les conditions étaient le paiement d'une indemnité de 15000 taëls, l'attribution à la Mission d'un terrain dans la ville môme de Long-tcheou en remplacement de terrains dont la Mission faisait abandon dans le reste de la province, la punition des principaux coupables, la publication de proclamations faisant connaître les arrangements intervenus et rappelant les droits concédés à la Mission par les traités. C'est la conclusion du dernier accord qui se heurta aux plus vives résistances, qui demanda les plus longs efforts et qui, à la fin, exigea une intervention directe auprès du gouverneur même du Kouang-si. C'est

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