‹ Ma mission en ChineChapitre 7 sur 180 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

La guerre sino-japonaise. — Le retour du prince Kong au pouvoir. — L'audience impériale et la démarche du gouvernement chinoi» auprès des puissances occidentales. — Premières négociations du gouvernement ctiinois en vue de la paix.

La guerre entre la Chine et le Japon, engagée de fait par l'incident d'A-san, officiellement déclarée par les deux gouvernements les !•' et 2 août 1894, n'eut, malgré une durée de huit mois environ (fin juillet 1894 à fin mars 1895), qu'un nombre assez restreint de péripéties.

La Chine, malgré les illusions que purent se faire au début, outre les hommes d'État chinois, sir Robert Hart, inspecteur général des douanes maritimes impériales, et»

d'une manière générale^ la plupart des Anglais résidant en Extrême-Orient, était, au point de vue militaire et naval, manifestement inférieure au Japon. Elle n'avait qu'un très faible contingent à peu près exercé et méritant le nom d'armée, je veux dire les troupes montées et équipées par le vice-roi du Tche-li, Li Hong-tchang, et qui ne dépassaient guère 30000 hommes. La flotte chinoise, bien que construite à l'étranger et formée pendant quelques années par des instructeurs anglais, n'avait ni équipages assez entraînés, ni munitions suffisantes.

Dès le 29 juillet 1894, la division chinoise, forte d'environ 4000 hommes, commandée par les généraux Ye et Nié, qui était campée au sud de Tchemoulpo, à A-san, fut défaite après cinq heures de combat, au lieudit Sei-kouan, par les troupes japonaises, au nombre de 15000 hommes, que commandait le major- général Oshima, et s'enfuit vers le nord de la Corée, rejoignant, grâce à l'assistance de la population coréenne, la ville de Ping-yang, où se trouvait le gros de l'armée chinoise. Le 56 août suivant, une première convention était conclue €ntre les gouvernements coréen et japonais, aux termes ■de laquelle la Corée, dont l'indépendance et l'autonomie •étaient établies sur une base plus solide, donnait pour mandat au Japon d'exécuter les opérations offensives et défensives destinées à expulser de la péninsule les troupes chinoises qui l'occupaient encore. Cette convention avait été imposée à la Corée par le ministre du Japon, M. Otori, dont ce fut l'un des derniers actes, et qui allait avoir pour successeur le 16 octobre suivant le comte Inouye, l'ami du comte Ito et l'un des hommes d'État japonais déjà les plus réputés.

Les premières journées décisives sur terre et sur mer

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