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République, qui viendra grand train, et je vous avouerai que je la déteste comme l’enfer.
» — Eh bien , plutôt Montpensier !
U — Comment ! vous croyez que l'Empereur aimerait mieux Montpensier qu’un Hohenzollern?
B — Il ne me l’a pas dit, mais je n’en doute pas. L’Empereur est Français avant tout, b
Cette réplique parut lui faire impression , et je l’accentuai d’autant plus, car, dans cet entretien, il importait essentiellement de frapper son esprit, et j’y employai toute l’énergie possible de langage et de pensée. Cependant, avant de nous séparer, je lui dis : « Je vous ai parlé à cœur ouvert, mais uniquement en mon nom personnel. Maintenant, si vous voulez connaître la pensée de l’Empereur, attendez que je lui aie fait connaître notre entretien, et avant huit jours je pourrai recevoir ses ordres. » A cela il m’a simplement répondu :
« J’ai hésité si j’informerais l’Empereur par votre canal ou par celui d’OIozaga. Je me suis d’abord adressé à vous, parce que je connais vos sentiments et que je sais que vous éviterez tout ce qui pourrait envenimer les choses; mais je vais aussi écrire à Olozaga pour qu’il puisse entretenir l’Empereur. La commission , je le crains, ne lui sera pas agréable certainement, et, quant à moi , je vous avouerai qu’il m’est bien cruel de recevoir ce coup de poignard, après avoir consacré tant d& soin à mettre les rapports entre les deux pays à l’abri de toute mésintelligence, b
Déjà, hier soir, le bruit commençait d’ailleurs à s’accréditer que le gouvernement avait un candidat, et l’on n’hésitait que sur le nom, quoique l’on supposât assez généralement qu’il devait être Allemand. Un député m’a