VAINS ESSAIS DE RÉFORMES
talent que réunissait cet institut avaient échoué, et cela peut-être parce que j’avais toujours cherché à expliquer et à développer mes principes de réforme. Dans un rapport soigné, élaboré l’hiver précédent en dehors de mes autres occupations, j’avais tracé un plan de réorganisation de la chapelle et démontré comment, en utihsant judicieusement les fonds royaux, on arriverait à une répartition plus juste des appointements et à un travail plus productif des artistes. Ce surplus de productivité devait servir tant à relever l’esprit artistique de l’opéra qu’à améhorer la situation économique des musiciens. En même temps, je voulais réunir ceux-ci en une société de concert qui aurait pour but de faire connaître au pubhc de Dresde les genres de musique qu’on n’y cultivait presque pas. De plus, grâce à certaines circonstances favorables que j’indiquais, on arriverait à construire la salle de concert qui, ainsi que je viens de l’apprendre, manque à Dresde aujourd’hui encore. Dans cette intention, je m’étais mis en rapport avec des architectes et des entrepreneurs et les plans étaient faits : on enlèverait le scandaleux vis-à-vis de l’allée d’Oster, c’est-à-dire la partie du palais du « Zwinger » qui formait le hangar des peintres décorateurs du théâtre et la buanderie de la cour ; à sa place on élèverait un beau bâtiment renfermant la grande salle de concert dont nous avions besoin, ainsi que d’autres locaux plus petits qu’on louerait avantageusement à diverses sociétés. Ces projets, dont personne ne niait le côté pratique et où le gérant de la caisse des veuves voyait même un bon placement de capitaux, furent assez longuement discutés par la direc-