BERNARD MARX
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notamment en celui des hautes sphères. Le sachant convaincu des grandes qualités du roi, je lui demandai ce qu*à son avis le souverain dirait si je lui exposais mes idées sur rennobhssement de Topéra. Après avoir écouté mes discours enflammés, Werder me répondit : Le roi dirait : « Adressez-vous à Stawinsky. » C'était le régisseur de l'Opéra, un bonhomme bouffi, paresseux et pourri de routine.
Tout ce que j'apprenais était fait pour me démorahser. J'avais été voir Bernard Marx qui autrefois, après le Fliegender Hollaender, avait pris parti pour moi, et il m'avait reçu on ne peut mieux. Mais je fus frappé de la singuHère mollesse de cet homme que, d'après ses écrits et ses critiques musicales, j'avais cru doué d'une fougueuse énergie. J'en fus d’autant plus surpris que j'appris à le connaître aux côtés d'une femme très jeune et de rayonnante beauté. Sa conversation me fit comprendre qu'il n'attendait plus aucun résultat favorable dans le domaine qui nous intéressait ; il connaissait de trop longue date l'incroyable nuUité des autorités dirigeantes pour songer encore à faire un effort quelconque. Il me raconta la curieuse destinée d'une requête qu'il avait adressée au roi à propos de la création d'une école de musique. Dans une audience particulière, le monarque avait minutieusement examiné le projet, de sorte que Marx était convaincu de sa bonne réussite. Depuis lors cependant, toutes les démarches qu'il avait faites à ce sujet étaient demeurées sans résultat. Renvoyé de l'un à l'autre, il avait finalement été appelé à en conférer avec un général. Celui-ci, de même que le roi, s'était fait