BERLIN ET MEYERBEER
mes entreprises. Uespoir qu'elle avcdt en mes succès avait été augmenté par les prédictions que la bonne Rosalie avait faites sur moi peu de temps encore avant sa mort.
Je ne restai cependant que quelques jours à Leipzig : je devais me rendre à Berlin pour conférer avec le comte de Redem à propos de mon Fliegender Hollaender et obtenir de lui une réponse décisive. Ainsi que je Tai déjà dit, j'avais appris dès mon arrivée que le comte était sur le point d'abandonner ses fonctions d'intendant. Pour^toutes les dispositions à venir, il m'adressa donc à son successeur, M. de Küstner, qui n'était pas encore arrivé à Berlin. Je compris subitement ce que signifiait pour moi ce nouvel état de choses et je pus me dire qu'en ce qui concernait mes affaires berlinoises, j'aurais tout aussi bien fait de rester à Paris. Cette impression se confirma dans la visite que je fis à Meyerbeer. Je m'aperçus qu'il trouvait que j'avais montré trop d’ardeur en venant tout droit à Berlin. Toutefois, il fut aimable et prévenant, mais il regretta d'être « sur son départ ». Il le fut toujours dès lors, chaque fois que j'allai le voir à Berhn !
Mendelssohn aussi résidait en ce temps-là T dans la capitale prussienne ; il venait d’être nommé à un des postes de directeur général de musique institués par le roi de Prusse. Je me rendis chez lui, car je lui avais été présenté un jour à Leipzig. Il m'assura qu'il ne croj^ait pas au succès de son activité à Berlin et qu'il aurait préféré retourner à Leipzig. Je ne lui demandai pas de nouvelles de ma grande symphonie exécutée autrefois à