CHAPITRE XXII
Nous avions pour voisine Juliette Mendelssohn, qui vivait avec son mari, le riche banquier, dans une villa somptueuse. Elle portait à mon école un intérêt des plus vifs, en dépit de ses amies bourgeoises. Un jour elle nous invita à danser devant mon idole, Eléanora Duse.
Je présentai Gordon Craig à <la Duse. Elle fut à la fois charmée et intéressée par ses idées sur le théâtre. Nous nous revîmes plusieurs fois, enthousiasmés les uns par les autres, et elle nous convia à aller à Florence, pour que Craig pût y organiser une représentation.
Il fut donc décidé que Craig mettrait en scène Rosmersholm d'Ibsen, à l'intention d'Eléanora Duse. Le train de luxe nous emporta vers Florence, la Duse, Craig, Marie Kist, Deirdre et moi.
Il me fallut nourrir mon enfant pendant le voyage, mais mon lait tourna et je dus avoir recours à des aliments tout préparés. Mais j'étais au comble du bonheur. J'avais fait se rencontrer les deux êtres que j'adorais sur la terre. Craig allait réaliser son ceuvre ; la Duse allait avoir un cadre digne de son génie.
A Florence, nous descendîmes dans un petit hôteJ
proche du Grand-Hôtel, où Eléanora était installée dans l'appartement royal.
Mais une première discussion éclata, et je servis d'interprète car Craig ne savait ni le français ni l'italien, et la Duse ne comprenait pas l'anglais. Je me trouvai entre ces deux génies, qui se montrèrent, dès le début, en opposition absolue. Je voulais leur bonheur à tous les deux, les satisfaire l'un et l'autre. Je n'y parvins qu'eQ trichant un peu. J'espère que mes mensonges me seront pardonnes, car je les fis pour une cause sainte. Il fallait que cette représentation eût lieu et tout aurait échoué si j'avais traduit à Eléanora Duse ce que Craig lui disait, si j'avais répété sous leur forme exacte les ordres que donnait la Duse.
Dans la première scène de Rosmersholm, je crois qu'Ibsen indique un salon « confortablement meublé à l'ancienne mode ». Mais Craig voulait y voir l'intérieur d'un temple égyptien avec un plafond ^extrêmement haut, montant jusqu'au ciel, et des murs que faisait fuir la perspective. Pourtant, à la différence des temples égyptiens, il admettait dans le fond une large baie carrée. Dans la description d'Ibsen la fenêtre donne sur une allée de vieux arbres qui conduit à une cour. Craig voyait une ouverture de dix mètres sur douze. Elle donnait sur un paysage enflammé avec des rouges, des jaunes, des verts, qui pouvait à la rigueur évoquer les bords du Nil, mais qui ne suggérait en rien une cour de vieille maison.
Eléanora, déconcertée, disait : « Je vois une petite fenêtre, on ne peut pas en mettre une grande. »
Et Craig éclatait : « Dis à cette sacrée femme qu'elle n'a pas à se mêler de ce qui me regarde. » Je traduisais : « Il dit qu'il admire votre conception et qu'il fera tout pour vous plaire. »
Puis, me retournant vers Craig, j'interprétais les objections de la Duse : « Eléanora dit que tu as du
génie, et qu'elle ne fera aucune critique, qu'elle prendra tes maquettes comme elles sont. »
Ces conversations duraient parfois pendant des heures. Souvent elles éclataient à l'heure de la tétée de ma petite, mais j'étais toujours prête à jouer le rôle pacificateur d'intermédiaire. Je souffrais parfois mille morts quand l'heure où je devais donner le sein à Deirdre était dépassée et qu'il me fallait continuer à expliquer aux deux artistes ce qu'ils ne se disaient pas. Cette tâche était épuisante. Ma santé en fut victime. Ces discussions rendaient ma convalescence fort douloureuse. Mais pour permettre la réalisation de cette grande œuvre où Craig élaborait un cadre pour Eléanora Duse, aucun sacrifice ne me paraissait excessif.
Alors Craig s'enferma dans le théâtre avec des douzaines de grands pots de peinture et un gros pinceau. Il commença à peindre le décor lui-même. Il n'avait pas pu trouver d'ouvriers italiens qui comprissent ce qu'il voulait. Il n'avait pu trouver non plus la toile qu'il lui fallait : il prit de la toile à sac et se mit à en assembler les morceaux. Pendant des jours et des jours un chœur de vieilles Italiennes demeura sur la scène à coudre les carrés d'étoffe, De jeunes peintres s'agitaient sur les planches, essayant d'exécuter les ordres de Craig qui, les cheveux en broussaille, leur lançait des insultes, plongeait ses pinceaux dans les pots, installait des échelles périlleuses, et ne sortait plus de son théâtre ni le jour ni la nuit. Il ne rentrait même pas pour les repas. Si je ne lui avais pas apporté un panier avec son déjeuner, il se serait passé de manger.
La consigne était donnée de ne pas laisser entrer la Duse :
— Si elle vient, disait-il, je prends le train et je m'en vais.
Mais la Duse brûlait du désir de voir comment les choses avançaient et j'avais pour tâche de la tenir à
l'écart, sans toutefois la fâcher. Je l'emmenais faire de longues promenades aux jardins Boboli où le charme des statues et des fleurs calmait ses nerfs.
Je n'oublierai jamais le spectacle de la Duse au milieu de ces jardins. Elle, n'avait rien d'une femme d'icibas ; elle avait plutôt l'air d'une divine image de Pétrarque et de Dante, qui se serait trouvée sur la terre par quelque mauvais hasard. Les gens du peuple s'écartaient devant elle et nous regardaient avec des yeux étonnés et respectueux. Mais la Duse n'aimait pas qu'on la dévisageât. Elle prenait les petites allées, les sentiers, pour éviter d'être vue par la foule. Elle n'aimait pas comme moi la pauvre humanité. Elle considérait la plupart de ces gens comme de la canaille, alors qu'ils la regardaient de tous leurs yeux éblouis.
Cela tenait à sa nature avant tout exagérément sensible. Elle s'imaginait que les gens la critiquaient. Quand elle avait personnellement affaire avec le peuple, personne ne montrait plus qu'elle de douceur et de bonté.
Je me souviendrai toujours de ces promenades aux Jardins Boboli, des grands cyprès, de la tête superbe d'Eléanora Duse : dès que nous étions seules, elle ôtait son chapeau et laissait flotter dans la brise ses boucles noires, qui commençaient à peine à grisonner. Son front extraordinairement intelligent, ses yeux merveilleux, ses yeux si tristes, je ne les oublierai jamais non plus. Et pourtant, quand l'enthousiasme éclairait ses traits, je n'ai jamais vu, sur aucun visage humain, sur aucune œuvre d'art, d'expression de joie plus céleste.
Les décors de Rosmersholm avançaient. Chaque fois que j'allais au théâtre porter à Craig son déjeuner ou son dîner, je le trouvais dans un état intermédiaire entre la colère et la joie frénétique. Il croyait parfois qu'il allait créer la plus grande vision d'art que le monde ait; jamais vus, l# rnornent d'après il pleurait, se
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désolait de oie rien trouver dans ce pays, ni peinture, ni ouvriers, d'être forcé de tout faire par lui-même.
« Que cette bonne femme ne mette pas les pieds ici, disait-il, ou je lui lance un pot de peinture à la tête ! »
Comme le moment approchait où Eléanora devait voir le décor terminé, j'essayais de la distraire par tous les moyens que je pouvais imaginer. A l'heure fixée, je vins la chercher pour la conduire au théâtre. Elle était dans un état de grande surexcitation qui pouvait éclater à tout moment comme un orage par un jour de chaleur. Elle m'attendait dans le hall de l'hôtel. Elle était enveloppée dans un vaste manteau de fourrure fauve et portait un chapeau d'un brun roux qui ressemblait à une coiffure de Cosaque. Ce chapeau était d'ailleurs enfoncé de travers, car, bien que la Duse, à certains moments de sa vie et sur le conseil de ses amis, ait fréquenté les grands couturiers, elle ne sut jamais s'habiller et n'eut jamais le moindre chic. Sa robe remontait toujours d'un côté, et pendait de l'autre. Son chapeau n'était jamais d'aplomb. Si riche que fût sa toilette, elle avait toujours l'air d'avoir seulement daigné la mettre sur elle.
Pendant le trajet, mon énervement était tel que je pouvais à peine parler. Il me fallut user d'une grande diplomatie pour l'empêcher de s'engouffrer par l'entrée des artistes. Mais j'avais fait ouvrir la porte principale et je la conduisis dans une loge. Il se passa un long moment pendant lequel j'étais au supplice, car elle ne cessait de répéter : « Ma fenêtre sera-t-elle exactement comme je la vois ? Où est le décor ? »
Je tenais sa main d'une pression ferme, je la tapotais doucement, en disant : « Un petit moment, et vous allez voir. Prenez patience. » Mais je tremblais de peur à l'idée de la petite fenêtre qui avait pris maintenant 4es #ijn£n&ipû£ gigantesques.
De temps en temps on entendait la voix de Craig, exaspéré, qui tantôt essayait de parler italien et tantôt s'écriait : « N... de D... I pourquoi n'avez-vous pas mis cela là ? Pourquoi ne faites-vous pas ce que je vous dis ? » Et le silence retombait.
Finalement, après une attente mortelle qui me parut interminable, au moment où je sentais que la fureur grandissante d'Eléanora était prête à éclater, le rideau se leva lentement.
Comment décrire cette minute, comment décrire ce qui parut à nos yeux éblouis, à nos yeux ravis ? Puis-je parler d'un temple égyptien ? Aucun temple égyptien n'a jamais brillé d'une telle beauté. Aucune cathédrale gothique, aucun palais athénien. Jamais je n'ai vu pareille vision enchanteresse. A travers de vastes: espaces bleus, des harmonies célestes, des lignes ascendantes, des masses colossales, l'âme était transportée vers la clarté de cette grande baie au delà de laquelle s'étendait non pas une petite allée mais l'infini de l'univers. Dans les limites de ces espaces bleus on trouvait toute la pensée, toute la méditation, toute la tristesse terrestre de l'homme. Au delà de la baie il y avait toute l'extase, toute la joie, tout le miracle de son imagination. Étaitce le petit salon de Rosmersholm ? Je ne sais ce qu'Ibsen aurait pensé. Peut-être aurait-il été comme nous sans paroles, en plein ravissement.
La main d'Eléanora se ferma sur la mienne. Je sentis ses bras autour de moi. Elle me serra contre elle dans un long embrassement. Des larmes coulaient sur son beau visage. Nous restâmes là, quelque temps, dans une silencieuse étreinte. Eléanora muette d'admiration et d'émotion artistique, et moi de soulagement. Puis elle me prit par la main et m'entraîna, de ses grands pas allongés, à travers les couloirs obscurs jusque sur la scène. Et là, debout, de cette voix qui était toute la Duse, elle appela : « Gordon Craig 1 Yenez ici I »
Craig émergea des coulisses, timide comme un enfant. La Duse l'enveloppa de ses bras, et, de ses lèvres, une telle litanie de mots italiens d'adulation s'égrenait que je ne pouvais pas les traduire assez vite. Ils coulaient comme un ruisseau de la montagne.
Craig ne pleura pas, comme nous, d'émotion, mais il demeura un long moment silencieux, ce qui, de sa part, était un indice d'émotion profonde.
Alors la Duse fit venir toute la troupe d'acteurs qui était demeurée tranquillement dans les coulisses. Elle leur adressa un discours enflammé : « J'ai eu la chance de rencontrer ce grand génie, Gordon Craig. Désormais je consacrerai le reste de ma carrière, sempre, sempre, à faire connaître au monde son -œuvre admirable. » Et elle poursuivit, avec éloquence, faisant le procès de toute la tendance du théâtre moderne, des décors modernes, de la conception moderne de la vie et de la profession d'artiste.
Elle tenait la main de Craig en parlant, elle se tournait sans cesse vers lui, parlait de son génie, et de la résurrection du théâtre. « Gordon Craig seul, répétaitelle, pourra nous délivrer, nous les pauvres acteurs, de cette monstruosité, de ce charnier qu'est le théâtre d'aujourd'hui. »
Qu'on imagine ma joie ! J'étais alors jeune et sans expérience. Je croyais, hélas, à ces moments de grand enthousiasme, je croyais que les gens pensent ce qu'ils disent. Je voyais Eléanora mettant son génie au service de l'art de Craig. Je me représentais l'avenir étincelant du triomphe de Craig et de la splendeur du Théâtre.
Je ne comptais pas, hélas, avec la fragilité de l'enthousiasme humain, surtout avec la fragilité de l'enthousiasme des femmes ! Eléanora n'était qu'une femme, malgré tout son génie, comme je devais plus tard le comprendre.
Le premier soir de Rosmersholm^ un immense public intrigué emplissait le théâtre. Quand le rideau.se leva, il n'y eut qu'un cri d'admiration. Il ne pouvait pas en être autrement. Les amateurs d'art de Florence se souviennent encore aujourd'hui de cette soirée.
La Duse, avec son instinct merveilleux, avait revêtu une roble blanche avec de larges manches qui tombaient le long de son corps. Quand elle parut, elle ressemblait moins à Rebecca West qu'à la Sibylle Delphique. Avec son sûr génie elle sut s'adapter aux grandes lignes du décor, aux faisceaux de lumière qui l'enveloppaient Elle modifia tous ses gestes, tous ses mouvements. Elle évoluait sur la scène comme une prophétesse annonçant de grandes nouvelles.
Mais quand les autres acteurs entrèrent, Rosmer par exemple, qui mettait les mains dans ses poches, on aurait dit des machinistes qui se seraient égarés sur la scène. L'impression était extrêmement pénible. Seul l'artiste qui jouait le rôle de Brendel sut se conformer à l'atmosphère merveilleuse : « Quand la nuée des rêves d'or est descendue sur moi, quand des pensées nouvelles, vivifiantes, formidables, ont pris naissance dans mon cerveau, quand j'ai senti le souffle de leurs ailes et qu'elles m'ont emporté, alors je les ai transformées en poésie, en visions, en images. »
Nous revînmes, après ce spectacle, remplis d'ardeur Craig exultait de joie. Il voyait son avenir devant lui, toute une série de grandes oeuvres consacrées à la Duse, dont il ne parlait plus qu'avec des éloges aussi vifs que son ancienne colère. Pauvre fragilité humaine ! Ce soir- 1A devait être le seul où le génie de la Duse se montrât dans un décor de Craig I
Elle avait un programme de répertoire. Chaque soir, elle jouait une pièce nouvelle.
Quand notre fièvre fut calmée, je m'aperçus un beau matin, en allant à la banque, que mon £P#ipi£ étaiî
épuisé. La naissance de ma petite fille, les frais de l'école de Grûnewald, notre voyage à Florence avaient englouti mes réserves. Il était urgent de trouver quelque moyen de regarnir mon coffre-fort.
Une invitation d'un imprésario de Saint-Pétersbourg vint fort à propos. Il me demandait si j'étais prête à danser de nouveau et m'offrait un engagement pour une tournée en Russie.
Je quittai donc Florence, confiant Deirdre à Marie Kist, et laissant Craig au soin d'Eléanora, tandis que je prenais l'express de Saint-Pétersbourg via la Suisse et Berlin. Comme on peut l'imaginer ce fut pour moi un triste voyage. C'était la première fois que je me séparais de ma fille. J'avais aussi beaucoup de chagrin de quitter Craig et la Duse. D'autre part, ma santé était assez précaire, et, comme ma petite était à peine sevrée, il fallait que l'on me soulageât artificiellement de mon lait. L'épreuve était pénible et je pleurai plus d'une fois.
Le train courait, courait vers le Nord, et j'arrivai de nouveau dans ces plaines de neige, dans ces forêts qui me parurent plus désolées encore qu'autrefois. J'avais donné trop de moi-même au travail de Craig et de la Duse, j'en avais omis de penser à mon art et je n'étais nullement prête à affronter une tournée. Pourtant, le bon public russe m'accueillit avec son enthousiasme ordinaire et eut pour moi beaucoup d'indulgence. Souvent, pendant que j'étais en train de danser, mon lait coulait le long de ma tunique. Qu'il est difficile à une femme de poursuivre une carrière !
Je n'ai pas gardé beaucoup de souvenirs de cette tournée. Mon cœur m'appelait à Florence de toutes ses fibres. J'abrégeai donc mon voyage autant que je le pus et j'acceptai un engagement pour la Hollande, avec l'idée d'être plus près de mon école et de ceux que je voulais tant revoir.
Le premier soir que je parus sur la scène, à Amsterdam, un grand malaise me prit. C'était sans doute ce qu'on appelle une fièvre de lait, et après le spectacle je m'évanouis sur la scène et il fallut me ramener à l'hôtel. Pendant des jours et des semaines je demeurai dans l'obscurité, enveloppée de poches de glace, avec une crise de névrite, maladie contre laquelle les médecins n'ont pas encore trouvé de remède. Je ne pus rien prendre de plusieurs semaines ; on me soutenait avec du lait opiacé et j'allais de délire en délire. Je tombai enfin dans une sorte de lourd sommeil.
Craig accourut de Florence et fut le dévouement en personne. Il resta avec moi trois ou quatre semaines à me soigner. Mais il reçut un jour un télégramme d'Eléanora : « Je donne Rosmersholm à Nice, décor insuffisant. Venez immédiatement. »
J'étais alors à moitié convalescente, mais dès que je vis le télégramme, j'eus le pressentiment terrible de' ce qui allait se produire entre ces deux artistes quand .< je ne serais pas là pour servir d'interprète et pour les I mettre d'accord.
Craig fit un beau matin irruption dans le vieux Casino de Nice, qui était affreux, et s'aperçut qu'à l'insu d'Eléanora on avait coupé son décor en deux. Quand il vit son oeuvre, son chef-d'œuvre, l'enfant qu'il avait conçu dans la souffrance, ainsi amputée, massacrée devant ses yeux, Craig entra dans une de ses rages ter- ; ribles et c'est à Eléanora qui se trouvait là qu'il s'en prit.
« Qu'avez- vous fait ? » hurla-t-il. « Vous avez ruiné mon -œuvre. Vous avez détruit mon art I Vous, de qui j'attendais tant ! » Et il continua, impitoyable, jusqu'à ce qu'Eléanora, qui n'était pas habituée à ce qu'on lui parlât sur ce ton, s'emportât à son tour. « Je n'ai jamais vu un homme pareil, me dit-elle par la suite. On. ne m'a jamais tenu des propos comme les siens. Du
haut de ses six pieds, les bras croisés, dans une crise de fureur britannique, il me disait des choses épouvantables. Personne ne m'a jamais traitée comme lui. Je n'ai naturellement pas pu le supporter. Je lui ai montré la porte en disant : « Partez, et que je ne vous revoie jamais. »
Ainsi se termina l'intention qu'elle avait de consacrer toute sa carrière au génie de Gordon Craig.