‹ Ma vocation socialeChapitre 22 sur 103 · M. le çénérrd Lvautev · texte numérisé non relu

M. le çénérrd Lvautev

il. — ASPIRATIONS CHRÉTIENNES ET SOCIA1 45

Rien ne peut mieux faire ressortir cet état d'esprit que le petit livre dont j'ai parlé, que René «Je La Tour du-Pin avait compose à Aix-la-Chapelle, et dont nous avions ensemble, pour ainsi dire, médité toutes les pages. Tl fut publié au mois d'août 1871, sous le titre : Îj armée française à Met*. Je le présentai au publie en un court article que, par l'intervention d'amis communs, le Correspondant voulut bien accueillir *.

Ce n'était pas tout à l'ait mon début dans la presse : en 1869, l'abbé de Bories, curé de Saint-Philippe-du- Roule, et autrefois mon catéchiste de première communion, étant mort, j'avais écrit, pour exprimer les regrets de ceux qu'il avait initiés à la vie chrétienne, une notice nécrologique dont ma famille obtint non sans quelque peine, de M. Janicot, la publication dans la Gazette de France, ce dont je ne fus pas médiocrement fier. Mais mon article sur le livre de mon ami fut un elTort littéraire plus sérieux, et il eut aussi plus d'effet. J'en dois parler avec quelque détail.

J'ai dit que Mff Dupanloup, évoque d'Orléans, honorait ma famille de son amitié. 11 avait connu plusieurs des miens, en particulier mon oncle Albert de La Ferronnays qu'il avait préparé à sa première communion, puis administré au dernier jour du drame poignant et douloureux, qui termina la touchante histoire de sa vie. Mon père, en outre, avait, dans sa jeunesse, suivi le catéchisme de persévérance, qu'il dirigeait, comme vicaire de la Madeleine; celle-ci étant encore inachevée, c'était l'église de l'Assomption, rue Saint-Honoré, qui servait de paroisse. Une caserne2 y était attenante, contre laquelle une petite chapelle avait été bâtie, sous le vocable de

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