CHAPITRE III
Fondation de l'Œuvre.
;ercle Montparnasse. — fôaurii iponsabil
s; allez au peuple I— Vie fix >n Gautier; Paul
Vrignautt; Robert de Mtm. — L'œuvré résoldé; réunion au cercle Mon! se. — Premier comité ; adresse au Pape; le
Syllabus. — VAppel aux hommes de bonne volonté. Le secrétariat : l'organisation et la. division du travail.
Il existait, à cette époque, et depuis plusieurs années, à Paris, un « cercle déjeunes ouvriers», établi boulevard Montparnasse, n° 120, non loin de la gare du chemin de fer de l'Ouest. C'était une annexe du grand patronage d'apprentis de Nazareth, l'une des plus anciennes et des plus florissantes fondations de la congrégation des Frères de Saint- Vincent de Paul. Entre le patronage et le cercle les liens étaient intimes, mais une différence ntielle les distinguait. Dans l'un, composé d'enfants i tout jeunes gens, l'administration comme le gouvernement intérieur demeuraient aux mains du directeur et de ceux qui le secondaient dans son œuvre. Dans l'autre dont les membres étaient des ouvriers sortis d'apprentissage, il ne gardait qu'une mission de paternelle surveillance : le président du cercle était un ouvrier élu par ses camarades; un conseil d'ouvriers, nommé de la même manière, le gouvernait et administrait le produit des cotisations. Le cercle avait, comme le patronage, un caractère ouvertement catholique : la maison renfermait une chapelle et un prêtre y exerçait, avec le ministère d'aumônier, une inlluence religieuse constante et considérable ; mais, à l'ancienne forme du patronage, il subs-
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C'était en faveur du « Cercle des jeun que M-' Mermillod avait, en donné le
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Un jour, alors que nous eti<> ts, La Tour-du-Pin et moi, tout entiers à nos recherches d'activité catholique,
t. (>n pourra trouver, sur la congrégation des Frère? de Saint- Vinc s œuvn k-tails complets dans la Vie
de M. Le par Maurice Maignen, et da: le M. Maurice*
'gnen lui-même, par M. roUes.
2. En 1907, le cercle brutalement exproprié par le liquidateur de lac<>... a des Frères de Saint-Vincent de Paul, di —
vertu de la loi de 1901. dut abandonner la vieille maison du bou-« levard Montparnasse. 11 e-t aujourd'hui installé rue Lourmel, 31.
FONDATION DE L'a I • 61
son nom fut prononcé devant nous. Ce fut, je crois, par M. Léonce de Guiraud, député de l'Aude à V Assemblée nationale, l'un de ceux qui fréquentaient le salon du gouverneur. Quoi qu'il en soit, celui qui, sans le savoir, devint ainsi pour nous l'agent de la Providence, nous recommanda le cercle auquel des amis communs, qui le soutenaient de leurs souscriptions, l'avaient intérêt il nous dit que la guerre, puis le siège de Paris, en le privant de ses bienfaiteurs, en dispersant une partie de ses membres, l'avaient jeté dans le plus grand dénuement; il nous demanda de l'aller visiter. J'accueillis l'invitation avec peu d'empressement. L'œuvre me semblait- Wle trop conforme aux types ordinaires, trop humble pour les rêves dont j'étais tourmenté? Les patronages qu'elle avait rencontrés paraissaient-ils inquiétants à mon esprit, dontles tendances déjà accusées me faisaient qualifier de « veuillotin » par un des hôtes habituels du gouverneur? Je ne le sais plus bien, toujours est-il que je résistai. La Tour-du-Pin, plus confiant et plus simple, l'y rendit seul un soir de septembre; il présida l'assemblée ordinairedes sociétaires, et leur parla en soldat chrétien. Ravi de leur accueil intelligent et cordial, il m'encouragea à suivre son exemple; surtout, il me ht du directeur du cercle un portrait si attachant, qu'il minspiia le désir de le connaître e1 de L'entendre. Son nom était Maurice Maignen, et il appartenait à celle congrégation des Frères de Saint-Vincent de Paul dont j'ai parlé.
Le mois d'octobre se passa, sans que le projet ainsi formé pût être mis à exécution. Enfin, il fut convenu que If. Maignen viendrait me voir au Louvre. Au jour dit, il se présenta. C'était vers le milieu de novembre.
Le cabinet de service du gouverneur donnait, comme je l'ai dit, sur la cour Caulaincourt. En face, séparé par
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Charles X, attiré d'abord vers les arts par un goût nature!, expliquait, en quelque manière, le caractère original et complexe, dont le reflet rsestr
Presque sans préambule la conversation s'engagea le cercle du boulevard Montparnasse. Bientôt Maurice Maignen parla seul :je t'écoutais, bouleversé. Comment rendre ici ce qu'il disait ? Apres trente-sept ans. bi les mots sont sortis de ma mémoire, il reste, au fond de mon cœur, de cette ardente improvisation, une empreinte encore chaude, que révocation de ces souvenirs suffit à raviver. J'oserais presque dire, comme le disciple d'Emmaùs à son compagnon, quand le divin Maître disparut