‹ Ma vocation socialeChapitre 51 sur 103 · VI. - l. «•! ( \ RE EN ri:<>\ IN' I · texte numérisé non relu

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devait être remis comme an litre d'honneur, dans une cérémonie solennelle, à tous les sociétaires. Le nom de chacun y était inscrit, et avec ce passeport, il devait, partout où il si; présenterait, être reçu par les membres du cercle local en ami eten frère. En même temps, nous instituâmes pour les membres de l'Œuvre appartenant à la classe élevée des diplômes d'adhésion, portant sur une face le texte du lien religieux, sur l'autre le nom <lu titulaire avec la signature du président du comité auquel il était affilié et celle du secrétaire général de l'Œuvre. Je tiens à dire en passant, et pour aller au-devant d'une objection, que jamais ces soucis d'organisation ne détournèrent ceux qui faisaient partie de l'armée de leurs devoirs militaires. Le service que nous avions, Kené de La Tour-du-Pin et moi, à faire au cabinet du gouverneur de Paris, était très lourd, par suite des nécessités de l'état de siège et des obligations nombreuses qu'il nous imposait. Il n'eut pas à souffrir un seul jour de nos occupations extérieures. Ce fut en outre le temps où les études de la Réunion des officiers, dont j'ai parlé au début de ces souvenirs, devinrent pour moi les plus actives. Nous mettions notre conscience et notre honneur à nous montrer d'autant plus ponctuels dans nos devoirs et attachés à notre métier que notre Œuvre nous entraînait davantage. A toutes ces charges s'ajoutaient, pour quelques-uns, des habitudes monda in es qu'ils voulaient conserver, non seulement par goût, mais par une sorte de coquetterie, afin de bien prouver que leurs s chrétiennes et sociales, en s'afârmant au grand jour, ne faisaient d'eux ni d'austères censeurs, ni de tristes misanthropes. Nous nous levions de très bonne heure, et souvent le travail nous conduisait bien avant dans la nuit.

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discours avec une chaleureuse sympathie; l'audit

applaudit avec transport : cette fois c'était presque une!

foule ! Nous n'en étions déjà plus à la discrète

de Belleville.

Dans le même temps le comité yon se préparait à

ouvrir son premier cercle. Aussitôt après la réunion I tenue chez MlIe Dissard, quelques-uns des assistants, entraînés par un chrétien résolu, M. Chamonard. négociant en soieries, s'étaient mis à la recherche d'un local et d'un noyau d'hommes de bonne volonl parmi ces ouvriers de Ja première heure, je ne sai. omettre les noms du général Meyssonnier, alor.pitaine d'artillerie, de Gabriel Magneval. encore jeune, demeurés l'un et l'autre pour l'Œuvre des

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