‹ Ma vocation socialeChapitre 52 sur 103 · VI. — l. <>i.i \ RE EN PRO\ INCE 1 iO · texte numérisé non relu

VI. — l. <>i.i \ RE EN PRO\ INCE 1 iO

erviteurs dévoués, pour moi de chers et lidelcs amis.

Le quartier laborieux de la « Croix-Kousse » avait lors une renommée universelle. Quarante ans plus tôt, i avait vu naître la grande insurrection lyonnais» utendu retentir son cri de guerre désespér*1 : « Vi n travaillant, ou mourir en combattant. » Presque outes les maisons du quartier étaient habitées par amilles d'artisans, tissant la soie à domicile ; le bruit ncessant des métiers mécaniqu lit en quelque

orte raccompagnement de la vie.

Me ruche, toujour cupait la colline

B plus proche de celle où s'élève la basilique de N.-D. le Fourvières, qui n'était encore qu'une modes! - ►elle. Le voisinage des deux collines, « la colline qui >ri<\ et la colline qui travaille », suivant le mot de Mi helet, est comme le symbole de la grande cité chréienne et industrielle. 11 était naturel que l'Œuvre vouât tout d'abord planter son drapeau dans ce quartier populaire ; elle y installa donc le nouveau cercle rue sTeyra, n° 1. Le comité m'appela pour son inauguration ixée au \ août.

Dans Je jardin, incliné au ilano du coteau, où était )àtie la maison, se pressait une foule composée des élénents les plus divers. Patrons et ouvriers, prêtres et ;ens du monde, y coudoyaient les officiers. Sur l'estrade

ù j'allais prononcer mon discours, des généraux, les colonels se montraient en uniforme. Tout auour, sur la crête des murs, aux fenêtres, jusque sur M maisons voisines, les curieux s'entassaient en des •ostures variées. Aucune clameur, aucune interruption Ht, de ce public étranger et improvisé, trou!

anthousiasme du nôtre ; un moment même, les applauments débordèrent l'enceinte, descendirent des

lits, crépitèrent sur les arbres des enclos environnants.

uiand j'eus fini, le colonel Lion qui présidait, au lieu de

ie répondre, se jeta dans mes bras, les yeux pleins de

irmes. Ce lut une minute d'indicible émotion. Mes chefs,

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ininaire. Noua voulûmes q cette assemblée et M ir nous y

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Klle eut Lien au cœur d 30 août. Son but fut défini en Pie.

dans l'homélie qu'il prononça à la messe d ire;

« Le premier ohj t d «nion, c

Miter l'union des œuvres. Chacune, sans rien perdre ni changer de son caractère propre, en deviendrait plu* forte pour sa part, et leur faisceau constituerait une de.' grandes forces sociales du pays. »

Cette pensée si juste en elle-même, et qui aurait pu qui pourrait encore être si féconde, devait en pratioJ se heurter aux rivalités, aux tendances di.Terentes. qu sont inhérentes à toutes les entreprises humaines. Fou; les vaincre et pour former ce faisceau commun, san: porter atteinte aux libres initiatives, il eût fallu qu« Tépiscopat français, étroitement uni dans ses vues, pu prendre en main la direction supérieure du mouvemJ alors à ses débuts. Cette condition fondamentale étal en 1872, bien loin d'être remplie. Mpr Pie lui-même homme d'étude et de doctrine avant tout, et qui discer

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