I . i bulle • i • i con< Mai irdai, de
qu'une impi
Mon ; al quitta Clermont
de 1<si>!) pour Be rendre <
tous les ans, au mois d'août, um
cait à des mau ,t un i
i de 1" le triomphant a de
notre pu iilitairr qui fut la der-
nière, avant Les grands i riale
parut dans son éclat, le camp était commandé par le généra] Bourbaki, dont l< était environne de |
Chaque jour, 1 . imenta • \
vastes plaines du < I- dimanche, sur la haut
était établi le quartier - rai, on dressait un autel; la messe y était t plein air, à la vue de toutes
troupes qui, durant l'élévation, présentaient les an tandis que les tambours battaient aux champs, que les clairons et les trompettes sonnaient la marche. Puis, devant le général en chef, avait lieu un déiilé rapide, au milieu d lamations de la foule rue pour jouir
de ce spectacle magique.
Le prince impérial. reize i t. accom-
pagne du général Prossard, luverneur, assister à
la fête du 15 août, séduisant, d'une grà< un charme
un peu mélancoliques, dans son uniforme de sous-lieutenant des grenadiers de la garde : je reçus de *es mains
l. — LA LEÇON DES ÉVÉNEMENTS 1.')
mon brevet de lieutenant, attendu pendant sept ans. Qui pouvait alors, sur le doux visage de cet enfant, lire son effroyable destinée? Qui pouvait, contemplant cette armée si brillante, deviner la catastrophe prochaine? On savait bien la guerre menaçante : depuis qu'en 1866, grâce à notre aveugle inertie, la Prusse avait écrasé l'Autriche et mis la main sur l'Allemagne, nul ne doutait que la France ne lut bientôt appelée à se mesurer avec elle. Mais on avait confiance ! Le camp de 1809 fut comme le dernier rayon, que jette avant de s'éteindre le soleil mourant. Son éclat nous aveuglait. Brusquement, un an plus tard, nous devions, de cette lumière, tomber dans la nuit tragique.
Du camp mon régiment fut envoyé à Versailles. L'année 1870 s'ouvrait dans le trouble. La vie publique, longtemps comprimée, renaissait dans le pays, active et inquiète. L'Kmpire était ébranle! : Napoléon III avait cru raffermir en abandonnant à ses adversaires une part du pouvoir ; il n'avait l'ait que livrer à la discussion le principe même de son autorité. Déjà l'agitation devenait menaçante ; dans la rue, les mouvements populaires, les émeutes, annonçaient le déclin de la puissance impériale. Appelés souvent à Paris pour les réprimer, nous étions mêlés de près à ces événements : ce furent mes premiers contacts avec la politique. Mais d'autres sujets occupaient davantage mon esprit.
Le concile du Vatican était rassemblé. Le grand débat sur l'infaillibilité du Pape partageait lésâmes. Les gouvernements, celui de la France surtout, prétendaient y intervenir. Il remplissait la presse, soulevait les salons : chacun se croyait théologien. Dans ma famille, cette atmosphère m'enveloppait. L'inlluence de Mf* Dupanloup, évêque d'Orléans, le plus fougueux des adversaires de l'infaillibilité, y était dominante ; des liens anciens et intimes l'unissaient à plusieurs des miens. Je me sentais cependant, par tendance naturelle et peutêtre par habitude de la discipline militaire, plus porté
• lllllll (j'.i!
I i illet 1871 1
auront leur pi
comment « ir.
J'app.
rai d ibault, commandant I
rie du .')" corps, à la mal] ses rangs j'.r icontn in-
connu ipart
lui avec quelque* d<
iia un i . randir ù c il fut le prom< (ont il r
oent, sont toujours prépon . meu
social catholique de :>s.
Plus âgé que moi, éle tvPe accompl
du gentilhomme frai de vieil oie d. u
petit collège de Versailles où j'ava temps après, achevé me^ études, le e<>mte I e L;
Tour-du-Pin ' avait un moment, en Algérie, croisé m; route, on y laissant la trace de son âme toute pén des traditions ancestrales. Je le retrouvai sur le chamj de bataille de Kezonville, le 16 août 18
C'était vers le milieu du jour, dan^ la plaine qu! tend entre Saint-Marcel et la route de Mars-la-Tour. ; l'heure où il semblait que la victoire ne pût nous échapper. Exposée au feu continuel des batteries allemandes obligée, pour garantir, à des évolutions répétées
notre cavalerie commentait a s'énerver, quand le généra de Ladmirault passa devant nous, au pas. calme sous h
{. Aujourd'hui, marquis «le La Tour-<lu-Pin La Charee.