‹ Ma vocation socialeChapitre 63 sur 103 · II. — TOUR DE II: UN E · texte numérisé non relu

II. — TOUR DE II: UN E

circonstances. Je ne passe jamais devant cette porte l'on, par un long couloir, on gagne la fameuse salle, Ans que ma pensée se reporte vers ces émotions loin- Aines, vers ces grandes semés d'enthousiasme et d pérance. Que de marques touchantes d'ardente sympathie, que d'accolades chaleureuses, que d'énergiques serrements de mains j'ai recueillis sur ce seuil ! que de lettres j'ai reçues, au lendemain de ces discours, vibrantes de foi, de générosité, de résolutions viriles, et somment aurais-je pu m'acquitter envers Dieu de la iette contractée pour toutes les grâces dont je fus alors comble !

Ce fut à l'occasion d'une des conférences do la rue le Grenelle que Louis Veuillot m'adressa, en 187 \, me lettre charmante d'esprit et profonde de pensées, jui mêlait à la louange amicale une critique et un conseil. Il se plaignait de n'avoir pas trouve dans mon liscours assez de sabre. « Dans le discours d'un orateur 'ii uniforme, écrivait-il, il faut du sabre, ou tout au noins du fourreau. Hier, je n'en ai pas trouvé assez. C'est e sabre qui fait valoir l'épaulette. L'auditoire est dé- •oneerté, lorsqu'au lieu d'une estaiilade il emporte ine bénédiction. Dans une maison où j'allai après la eanee, les dames se plaignaient de n'avoir pas été assez enlevées. Prenez garde à cela. Vous êtes capitaine de >ns pour enlever les dames, et pour couper les •etraites et les nœuds gordiens '. »

Le développement rapide que l'Œuvre prenait dans oute la France nous offrit, pendant ce même mois de nars 1873, le moyen de frapper l'opinion en révélant, )Our ainsi dire, d'une manière sensible ses succès xtraordinaires. Dans plusieurs villes, on me deman-

l V. Correspondance de Louis Veuillot, t. I.

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■r. Je lui

ane al un à dé tourne ni d plus n

fallut subir, pendant tout le velée à cha discoure :

la veille. J' à L'a '-'S idées prin va-

riantes qu'appelaient les cir

nt naturel Quelques traits, surtout persistance qui mit a une d mon compagnon, et j< rtain

léen, tu il avait, a la fin, l'ol

le voyant venir tous les jours, im; lui,

au-devant d'une fouie entli- Mais la itlfjl

chaleureuse dont, s lai

t.moignages répétés, nous faisait oublier ce> petits côtés du voya

A Tours, où L'initiative dé l'Œuvre était prise par un prè: de toute la ville, le chanoine

de Notre-Dame la Riche, nous fiâmes . une

vieille demeure familiale qui m'a laissé un touchant venir: c'était à L'hôtel de M sidait alors

le vieux marquis de Lancosme-Bi ère de

Mondragon. Le soir, il y eut trente personnes a table, parmi lesqueli imr de Rougé et moi, nous étions

seuls étrangers à la famille ; tous les convives, des Moudra gon, des Beaumont. des La Villarmois. des Bonvouloir, étaient les enfants et les petits-enfai. vieillard, la tenue, le ton, l'air des visages sembi

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