VII. — TOUR DM FRAN4 16t
l'un autre temps. Après le dîner, tout le inonde devait e rendre à la séance où mon discours était attendu : eu], M. de Lancosme, à cause de son grand âge, resait au logis ; il avait, je crois, quatre-vingt-dix ans. \.ssis dans son fauteuil, il me lit approcher et me dit : i Je ne puis aller vous entendre ; mais ce que vous Rites est bien, c'est pour le bon Dieu : laissez-moi vous Jonnor ma bénédiction ; cela vous portera bonheur. » le (léchisle genou, et, devant toute cette famille, muette ■t respectueuse, le patriarche chrétien posa sa main sur a tête inclinée du soldat partant pour le combat de la jarole.
A Bordeaux, on devait inaugurer le premier cercle sur la paroisse de Saint-Seurin. Le comité avait pour président Gérard de Montesquieu, descendant direct de l'illustre auteur de V Esprit des lois. J'arrivai au cercle ivec lui. L'un des ouvriers s'avança et nous dit: « M. de Montesquieu, vous portez un grand nom, vousT honorez ùr , plus qu'il ne l'a jamais été, et vous, mon capitaine, vous honorez votre uniforme... » 11 s'arrêta les larmes aux yeux, se jeta dans mes bras et m'embrassa. Tous les assistants retenaient leur souille ; j'étais tremblant d'émotion. Après trente-cinq ans, je crois sentir «core sur ma joue la marque brûlante dece baiser d'ouvrier. Ce fut comme un pacte d'alliance.
A Toulouse, je parlai dans une chapelle, où se tenaient souvent des réunions d'oeuvres, et qui ne servait au ïulte qu'en de rares occasions. Quand j'eus fini, au monent où j'allais quitter l'estrade, un auditeur vint à moi es mains tendues : c'était M. Censier, mon maître l'autrefois, qui dirigeait avec l'abbé Paris le collège de Versailles où j'avais été élevé, et dont la bienveillante ollicitude avait, presque malgré moi, initié ma jeune i la langue française. Quel Ilot de souvenirs, tout à coup,
ntre nous ! quelle surprise pour le maître ! quel élan le reconnaissance dans le cœur de l'élève !
A Marseille, il y eut un banquet dajis ce restaurant
\U vin v 1 1"\ 50C1 \l K. — 1 1
flot bleu. I j
suivit j
il .. Lyon, / ;i \nno
de in. n
magnifique. 1
nous attendait : l'a
illuuiiii
les ouvriers n
halte charmante.
lv Lyon, où j«i pai I de la Moi tien • rendr
église. Exilé par le 1 d'Etat, le
lique de <
dans la petite ville y, illuf
Voltaire. De la il continuait
iuverner son d du canton
foule et à pied, dema h Ferney. I
demeure a\ ce enjo
Après le déjeuner, il nous mena lui-mêm< château du e patriarche • . alors di- une,
sorte de n; l la chapelle bâtie par
laquelle on lit :
DK) BREXIT