VIII. — r.\ CONTRE-RÉVOLUTION
\a condition morale et matérielle par l'exemple du iévoùment et, de l'abnégation très b\
n applaudissements à droite) ; puis à former par le ta v ail leur cœur et leur tère, pour donner à la
France des serviteurs capables de panser les plaies que i'autres lui ont faites.
« Et soyez certains que ces leçons profitent, et qu'il se lève autour de vous une génération nouvelle que vous ne connaissez pas, un< LioD d'hommes qui
.it leur Dieu et leur patrie, et qui maudissent la ilution. » (Nouveaux applaudissements à droit La droite applaudissait, mais plutôt par amitié pour Fprateur, par sympathie pour La lutte que nous en^;igions contre les ennemis de l'Eglise, que par adhésion - dootrii mire-révolutionnaires. On le vit bien,
cmelques mois après, lorsque je les exposai pins fortement et avec toutes leurs conséquences socir. ut un auditoire populair
Le dimanche 8 septembre de cette même année 1878, un grand pèlerinage des ouvriers appartenant aux es <!e Paris fut or à l'occasion du
oengrès dv^ œuvres ouvrières. Une messe rassembla les ins, très nombreux, dans l'admirable crypte de la cathédrale, devant la célèbre statue de la Vierge-Mère : nui pâtura*. Puis, après un repas servi dans les jardins de l'évèché, que Mgr Regnaull nous avaitgracie1
t. ouverts, une réunion fut tenue sous une Vaste tente préparée au même lieu. Avec les ouvriers et les dil ours d'œuvres dont le congrès allait commencer le lenleinain, plusieurs catholiques notables assistaient à la réunion, que présidait le vénérable évèque de Chartres ; m premier rang d'entre eux paraissait M. Charles Périn, eniinent professeur de l'Université catholique de Louvain, dont les beaux ouvrages formaient alors presque
MA VOCATION SOCIALF.. — 12
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toi «1 iris un débal celui dont j'ai cité plus haut le i
cercles . j'avais pris la parole pour la droit et de la liberté de l'K .
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de tous les rangs et de tout iditiom msj
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« Un de vous s'est levé et. parlant au nom d m'a remercié tout haut non pas seulement d'à-. lu notre Œuvre attaquée, n seulement
protesté contre l'injure faite à l'Eglise, m compté sur vous jusqu'au point dedéclarerpubliqu»-; en votre nom la guerre à la Révolution ! Vifs "/splaitA
tsemevUs).
Cette réunion du cercle Montoarnasse avait en e^H suivi de très prés la séance de la Chambre, et le t dent du cercle, au nom de ses camarades, m'avait, en termes chaleureux, adressé des remerciements qui m'avaient profondément ému.
Avant ainsi établi la solidarité qui nous unissait ouvriers chrétiens, je répondis aux attaques dont nous commencions à être poursuivis. A la suite de mes derniers discours, de celuique j'avais prononcé àlaCha: en particulier, l'accusation de socialisme se dressait contre nous, non seulement dans les journaux radicaux,
vill. LA CONTRE-RÉVOLUTION 179
mais, avec une vivacité plus grande encore, danslapn modérée et même dans certaines feuilles conservatrices. Je la relevai par la déclaration suivante : « On nous dit que nous troublons la paix publique, parce que nous reconnaissons la conséquence nécessaire et forcée des principes révolutionnaires dans les violentes sommations de ceux qui veulent jouir à leur tour, et qui, las de faire des révolutions pour les autres, demandent qu'on fasse enfin la leur, celle qu'on leur a promise et pour laquelle on armait leurs bras. Mais quoi donc! pensait-on que nous, les adversaires décidés de la Révolution, les enfants soumis de l'Église, nous allions prendre parti pour les libéraux contre leurs héritiers naturels, intervenir dans une querelle qui n'est pas la nôtre, et choisir entre deux erreurs, au lieu de proclamer la vérité tout entière? Ce serait être bien dupes ou bien inconséquents. ! Vifs applaudissements.]
« Non, non, nous ne sommes pas, et nous ne serons jamais des socialistes ! (Applaudissements.) Le socialisme, suivant la parole du Père Félix \ c'est la négation de l'autorité de Dieu, et nous en sommes l'affirmation; c'est l'affirmation de l'indépendance absolue de l'homme, et nous en sommes la négation (applaudissements) ; c'est la passion de la possession, et notre passion, c'est la justice! (Applaudissements-) Le socialisme, c'est la Révolution logique, et nous sommes la Contre- Révolution irréconciliable. (Applaudissements.) Il n'y a rien de commun entre nous, mais entre ces deuxtermes il n'y a pas de place pourle libéralisme. » (Vifs applaudissements.)
Puis, je répudiai la vieille formule de l'économie politique dite orthodoxe : v< Laissez faire, laissez pass* et je revend i quai l'organisation corporative, comme le seul moyen de faire régner, dans le monde du travail, la paix et la justice '-'.
i. Le socialisme devant l . p.-trlr U. P. Félix.