Discours du comte Albert de Jfttft, t. I. pp. J91-30"i
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l'Eglise et à la Krance, en attachant son nom a la sur la liberté de l' t, l'influence qu'il a
gardée sur beaucoup de catholiques, p;:* dans le monde politique et académique, tout concourait à rendre son intervention redoutable pour nous.
F^ lie se produisit dans un journal angevin, TV i rie . sous forint «l'un article qui trouva imméd ment un puissant écho dans le Correspond tembre 1878. M. de Palloi quait avec une extrême
vivacité le mot et l'idée de la Contre- Révolution, lant à la l'ois louer le caractère chevaleresque de notre Œuvre et en livrer aux railleries ia puérile utopie, il en comparait les manifestations aux chimériques exploits de Don Quichotte.
L'article fit sensation : nous paraissions bien peu qualifiés pour tenir tête à un tel champion. De ce jour, dans les milieux conservateurs, notre cause fut perdue. L'ap-
Mil. — LA < oNTRK-HKVOÏ.UTlON 1 «S 1
probation dune grande partie des catholiques, l'ardente sympathie du clergé du second ordre, presqueentièrement
acquis aux idées de FUfHvèrs et de L»uis Veuillot, celle des ouvriers chrétiens et dos h 9 d'oeuvres, com-
pensaient pour nous c aveux.
Le 16 novembre de la môme année, je devais encore une fois défendre à la Chambre mon élection, tenue en suspens, depuis plus d'un an, par une longue enquête. Je saisis cette occasion pour porter de nouveau, mais avec plus d'ampleur, à la tribune, l'exposé de notre programme. En même temps je voulus répondre à M. de b'alloux : je le fis dans les termes qu'on va lire, en écartant tout débat personnel par une parole respectueuse.
« M. le comte Albert de Mufi : I/OKuvre des cercles Catholiques d'ouvriers est la grande affaire de ma vie. Tous ceux qui me connaissent le savent... Or il y a, dans cette Œuvre, une idée fondamentale que je ne désavoue pas et qui répond à un programme, autour duquel on a l'ait dans ces derniers temps beaucoup de bruit.
« Je veux parler de la Contre-Révolution : et je suis heureux de; l'occasion qui m'est offerte de répéter ici ce mot qui a soulevé tant de colères, tant d'accusations et tant d'alarmes...
« Je ne ferai pas de questions de personnes ; si j'en faisais, moi qui suis un nouveau venu à la tribune française, ce serait pour rendre hommage à ceux dont le passage y a laissé d'illustres traces, et dont l'œuvre principale, aujourd'hui menacée par vos colères, à donne à notre pays cette jeunesse chrétienne qui demeure, pour son avenir troublé, son plus ferme sujet d'espérance » (Applau iissements sur divers bancs à droite.)...
« Qu'est-ce ddhc que la Révolution ? Si elle n'était
que
| »pulair< n'ose-
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La l li 'Million ■ le, une à gauche . qui prétend l'homme ao li
et qui met la souver • de la a hu-
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"est là qu'est la Révolution : l<
plutôt tout uni»- de là, de j - ieil-
sorti l'Etat m place de tout, l'Etat qui est devenu i que
nous nous refusoi,
volution. principe contrai: loctrtne,
qui fait reposer la soc tr la loi
gauche.)
« On nous accuse de vouloir rétablir l'Ancie mais qu que l'Ancien Régime?... Ce n'est pas
moi qui voudrais jeter le mépris BUT i le la
France..., qui voudrais renier £ - trad:.
■ dater d'un siècle l'histoire de mon pays... Mais qui donc pourrait songer à rétablir tout un ei. - pri-
vilèges qui avaient eu leur raison d'être et que le temps, dans sa marche, a détruits pour jam lis? à gauche.) Qui, surtout parmi les chrétiens, pourrait souhaiter de voir renaître les abus, qui peu à peu avaient pénétré la société des deux derniers siècles et qui I
iuite au naufrage où elle a péri:' cla-
mations à gauche.)...
« La Révolution était déjà dans l'Ancien Régime : elle y était parla philosophie rationaliste qui a fait les