‹ Ma vocation socialeChapitre 73 sur 103 · VIII. — LA CpNTRE-BévOLUTIOIS · texte numérisé non relu

VIII. — LA CpNTRE-BévOLUTIOIS

libres penseurs..., elle y était par l'oubli des devoirs sociaux, qui a l'ait l'antagonisme des classes ; elle y était, par l'invasion de l'Ktat dans le domaine de l'Eglise, par l'esprit des légistes pénétrant la nation. Ëh! bien, nous ne voulons, ni de l'Ancien Régime, ni de la Révolution. O que nous voulons, c'est !;t société chrétienne, qui est le règne de la liberté vraie dont vous ne nous donnez que la caricature, le règne de la liberté établie sur la tradition et garantie par le dévouement des forts envers les faibles. La société chrétienne, c'est l'alliance de l'Eglise avec l'Etat...

« 11 y a quatre-vingts ans, quand la nation s'assembla pour porter remède aux maux qui la dévoraient, si, à cette heure solennelle, se souvenant qu'elle était la fille aînée de l'Eglise, elle était retournée franchement à sa vocation chrétienne, elle aurait pu se sauver par la réforme de ses mœurs et de ses institutions. Au lieu de cela, elle a renié d'un seul coup son titre et sa tradition pour se jeter dans les bras de la Révolution; et cette erreur funeste a décidé du sort de tout un siècle. C'est elle qui a rendu stériles les intentions généreuses, les efforts honnêtes et jusqu'aux progrès de l'esprit et des nueurs, et qui condamne la société moderne à se retourner sur sa couche, comme la patrie de Dante, sans jamais y trouver le repos.

« Voilà le mal, et il ne sera guéri que *par un retour aux principes contraires ; c'est là, c'est dans ce grand travail de réforme sociale, qu'est la Contre-Révolution, et voilà l'idée, voilà la cause que nous servons dans l'Œuvre des cercles catholiques d'ouvriers. (Exclamais à </ai'ehe.) 4 »

Ce discours, coupé par les interruptions et les protestations de la gauche et du centre, n'empêcha pas, comme bien on pense, mon invalidation. Elle fut votée dans la séance même. A cette occasion, M. le comte de

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