‹ Ma vocation socialeChapitre 74 sur 103 · Discours du comte Albert de Mun, t. II. p · texte numérisé non relu

Discours du comte Albert de Mun, t. II. p

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constant de mes préoccupations, auprès de ouvriers, entourés de tant de ilatteurset d g, vous pouvez, mieux que tout autre.

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Cette lettre admirable fut une enthousia onnais- Mais elle ne trouva

d'écho que dans d 4's.

Le parti royaliste presque entièremeiB

vin. — ia i.oMi;r: RÉVOTJ in>\ [85

libéral. L'autorité de M. de Falloux qui s'était du dehors exercée, avec beaucoup d'empire, sur la droite de l'Assemblée nationale, dotait il De faisait pas partie, continuait depuis à domine: .prits etsè rencontrait, pour former les conceptions politiques et sociales d'un grand nombre de légitimistes, avec les tendances ouvertement orléanistes.

La Révolution était, pour eux, une sorte de Janus à deux vis l'un détesté, à cause de sa sanglante phy-

feonomie, l'autre respect.- i cause de son masque libéral. Ils s'accordaient pour flétrir les excès du monstre, mais lent hnus de revendiquersonespritet jusqu'à son nom. Combien de l'ois n'ai-je pas entendu des Hommes dévoués de tout leur cœur à la cause monarchique et à la religion dire avecun accent résolu, comme s'ils proféraient une maxime décisive : « Nous sommes de 178!), m.i's non de 1793! » c'est-à-dire, quand on tireuse un peu la pensée et qu'on l'examine philosophiquement et historiquement : « Nous condamnons les violences qui ont coulé la vie à nos pères, mais nous approuvons les principes au nom desquels elles furent imises. »

Parmi les royalistes, même les plus attachésau comte deChambord, on fut peu Satisfait. Dans une lettre de celte époque, je trouve cette phrase qui vise Un membres les plus en vue et les plus militants du parti : « X... est très mécontent de la lettre et m'écrit natin qu'il ne s'en réjouit qu'au point de vue de l'amitié. Tout 1<js royalistes de marque penseront de même à l'amitié près...»Le mot de Contre-Révolution effrayait; pai -dessus tout une phrase déplaisait, parce qu'elle faisait, de la réforme chrétienne de la société, la base et la condition du rétablissement de la monarchie : « 11 faut que Dieu rentre en maître pour que je pu igner eu

roi. » C'était justement cette phrase qui nous ravissait. Il fallut la volonté expresse du Prince pourque sa lettre fût publiée.

Je ne Lorsqu'on IMO parut Le p ; l'ai : icle T pi

auteur de la loi de 1850 accourut ;• leu Venu à Paris, il ir d • □

mes ii; int, il voulut bien m<

à mon quai de 1878, il se montra pour moi plein de bienveili

•ornant, en manière dire qu<

en soutenant les principes, il n'était :

habile », ce à quoi je n'avais rien

que l'âge l'eût un peu affaibli, soit que la préventi

mon esprit m'empêchât <le subir son inllu I

n'éprouvai pas, dans cette visite, I o qu'il

exercée sur tant d'autres. Le Lendemain, Le voir i

L'hôtel des Ministres, rue de l'Univen t sei

habitudes. Il me reçut avec beaucoup d'affabilité el même la bonté, en me présentant à M. de Mazade q trouvait là, et qui était à ce moment candidat a 1 demie française, de dire : « Notre futur confrère. ■ La discussion de l'article 7 commença au Sénat de jours après. Je la suivis assidûment et, n'étant pat député à cette époque (j'avais été battu en 1 je n«

fus réélu qu'en 1881), je me plaçai dans la tribune des anciens députés. M. de Falloux s'y tenait aussi, e amis de la haute Assem .aient l'attention, ou s€

mêlait peut-être quelque malice, de garder deux siègef voisins au premier rang pour lui et pour moi. Nous nous retrouvâmes chaque jour pendant toute la dision, et l'ancien ministre de 1849 me comblait, alors, de sa bonne grâce. Un jour que, pour défendre sa thèse, Jules Ferry citait les appels de certains catholiques à la Contre-Révolution et dénonçait l'effroi qu'ils inspiraient à leurs propres coreligionnaires, plusieurs sénateurs de la droite se tournèrent vers la tribune et nous montrèrent côte à côte. M. de Falloux et moi, en applaudissant.

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