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IX. LE PELERINAGE DE LIESSE

jourd'hni pour vous, pour nous tous, pour tous ceux qui servent notre cause, l'histoire de ce grand pèlerinage. « Que vous dirai-je de plus, et comment ajouter une parole après un tel spectacle! Notre Œuvre a fait répreuve de sa force, elle a manifesté sa vie. Maintenant, en avant ! retournons au labeur quotidien! marchons, marchons toujours, et, quoi qu'il advienne, combattons jusqu'au bout, à la garde de Dieu et de Notre-Dame!

Le pèlerinage de Liesse eut, dans l'organisation de l'Œuvre et dans son orientation, d'importantes conséquences.

L'extension qu'elle avait prise imposa une nouvelle division du travail. C'était René de La Tour-du-Pin, qui, dès les premiers jours, par la création du secrétariat, nous avait donné cette méthode d'organisation ; ce fut lui encore qui proposa et lit adopter ce partage de la France, dont j'ai parlé, en un certain nombre de zones ou divisions territoriales, ayant chacune à leur tête un secrétaire spécial communiquant avec le secrétaire général. Je n'écris pas sans émotion les noms des sept premiers secrétaires de zones, avec qui, durant tant d'années, j'ai entretenu une correspondance constante et Tnelle. Ce furent le capitaine Aymar de Roquefeuil, son frère Félix, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, le commandant Récamier, leur beau-frère, Georges Martin, le lieutenant Maurice de Hennezel d'Or mois, le commandant de Parseval, et le capitaine de Langalerie. Paris constitua une zone spéciale, avec un comité distinct du nôtre, dont Robert fut le président admiré et chéri de tous. 11 était, en même temps, chargé de notre administration financière, et ce double fardeau, qu'il conserva jusqu'à sa mort, ne découragea pas un seul jour son laborieux courage et son intelligent dévoûment.

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une faveur; tous ont été conquis par L'infatigable rite de son zèle ont subi, malgi rude

franchise, l'ascendant de sa parole apostolique : tous aussi ont éprouvé la honte de son cœur. Rebelle, par nature et par confiance en ses propres méthodliens de notre discipline militaire, il entra cependant dans nos cadres dont, plus d'une fois, à mon désespoir, il troubla, par de brusques initiatives, la savante hiérarchie, et bientôt il y prit la place prépondérant' lui assurait partout se foi, son énergie et l'autorii son exemple.

Quinze ans plus tard, il devait être le promot pèlerinages de patrons et d'ouvriers qui, de 1891, conduisirent aux pieds de Léon XIII des f< nombreuses, et rare ime la préface vivante de

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