LE PÈLERINAGE DE LU
Le grand fait que détermina notre rencontre a lui fut l'orientation de l'Œuvre des cereb - la
grande industrie. Elle n'avait encore, en 187.'L atteint que des ouvriers de métier et les petits employés : à peine commençait-elle à pénétrer nos campagnes. L'exemple dTIarmel fit apparaître à nos yeux d'autres horizons.
[/organisation du Val-des-Bois est trop connue pour qu'il soit nécessaire dr l'exposer avec détail. Tous ceux qu'intéressent les questions ouvrières et sociales savent qu'elle repose sur le groupement d'associations ouvrières, se gouvernant et «'administrant elles-mêmes: la famille patronale leur est étroitement unie, mais elle ne veut exercer sur elles qu'une autorité morale. Des associations d'enfants, de jeunes gens et déjeunes filles, s'ajoutent au faisceau des associations d'hommes et de femmes, et leur ensemble forme ce que Léon Harmel avait appelé la « Corporation du Val-des-Bois ».
Le caractère essentiel de cette organisation, c'est le régime de l'association substitué à celui du patronage, Idée profonde, d'une immense portée et destinée à transformer de fond en comble l'action sociale catholique. Harmel a souvent raconté avec émotion comment, a la suite des grèves qui avaient agité l'usine du Val-des-Bois et affligé le cœur de son père, il avait conçu la pensée de faire loyalement appel à l'initiative des ouvriers et des ouvrières, eteommentpeu à peu s'étaient constituées, par leur propre initiative, exercée de proche en proche sur leurs camarades, des associations très fortes, ouvertement catholiques et réellement autonomes. Depuis, la paix sociale régnait à l'usine du Val, et le titre de « Bon Père », décerné au patron, exprimait l'harmonie familiale de son établissement.
Nous n'avions, de ces faits, qu'une notion très vague, lors du pèlerinage de Liesse. Harmel avait annonce la venue de son cercle et de son patronage. Mais il ne les avait pas enrôlés dans notre troupe. Lmbusquéavec une fanfare, derrière un petit bois qui borde la route de
urgi ' colonie inopiné dans une m n che li l>i<-n ordonm
né de La I our-du-Pi tonte l'importa e l'adhésion q
industrie] dont l'intelligt méthode Bi nouvelle. An li iin du pèli
courut chei lui, se pénétra de >t la
une ai frappante application, et lafitaus brochure intitula don! le retenl
•is trouvions, aur ce terrain de L'usin bientôt à de si rud des principes que n<
notre ac : d imm avrait
nos esprit81
ouvrier - t>nt cli
des problèmes qui les .-imitent. Elle nous apparut, ce jour, à la fois dans la légial de et dans l'or-
ganisation corporati\
La présence d'Harmel attira dans e nom-
breux industriels, qui furent pour nOQfl des conseiller- eux '. Beaucoup, il est vrai,
vaient s'effrayer plus tard de la hardi s'alarmer»! randissant»-; d'Harmel ;
l'action directement populaire, et n devant plu-
sieurs des réformes législatives qui nous semblaient dictées par la justice. Mais la majorité ivsta fidèle à la féconde et salutaire conception que le c-mimerce de notre (Kuvre lui avait révélée.
1. Dès le mois de novembre [R79, un groupe important d'industriels du Nord reconnut, dans one déclaration comn une. le- principes de l'organisation cl ne du travail. Au mois d une nouvelle déclaration, .-i^née par les patrons présents ailes œuvres ouvrière- réuni à Autun. vint pr> * te adhésion.