‹ Ma vocation socialeChapitre 93 sur 103 · MA V'IH M ION · texte numérisé non relu

MA V'IH M ION

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me pénétrèrent d'une émotion dont je aujour-

d'hui dans ma pensée la tr.u-" profonde. J'avais lu, en passant a Auray, l'inscription gravée sur la chapelle de i.i Chartreuse qui garde les ossements des victi héroïques : Gallir et quand j'arrivai dans

le jardin du petit séminaire où, sous la présidenc

Bécel, évoque de \ année, la réunion était préparée, ce fut en évoquant ces funèbres souvenirs, que j'exh de toute mon âme ce peuple chrétien à réparer, par l'affirmation de sa foi, les erreurs de la Révolution. L de ma candidature prochaine naquit ce jour-là p. mes auditeurs.

Le voyage nie enduisit à Brest, ou je rencontrai pour la première fois lt capitaine de vaisseau Rallier du Baty. plus tard contre-a niral et notre intime collaborateur.

\. M\ uÉMISSIOM

figure de marin énergique et séduisante; puis a Lorient ou je me souviens qu'un matelot, m'ayant entendu, lit do moi, pour exprimer son contentement, ce pittoresque éloge: « 11 a causé une heure et il n'a pas craché une fois; c'est un homme ! » La dernière étape fut aux Sables d'Olonne, où m'attendait une assemblée de paysans ei <le marins, groupés dans un désordre plein de couleur locale, sous une tente immense qui laissait, en s'ouvrant à la brise, apercevoir les flots bleus de l'Océan. Ces spectacles variés, ces auditoires divers, exaltaient mon enthousiasme et ma parole.

Je ne crois pas cependant qu'elle eût été aux Sables plus ardente qu'ailleurs. Devant ces Vendéens, j'avais parlé de leurs pères et de la « guerre des géants » : glorifiant leur résistance légendaire an régime de la Terreur, j'avais fait appel à l'énergie des catholiques contre les ennemis de Tordre social et de la religion, dont la Commune avait, trois ans plus tôt, tenté de renouveler le règne sanglant. Les journaux radicaux donnèrent, de ce discours des comptes rendus improvisés au gré de leur passion. Ce fut une explosion de colère qui retentit jusque dans l'Assemblée nationale.

Klle était en vacances. Pendant sa prorogation, une Commission de permanence siégeait tous les quinze jours. Klle se réunit le ,i septembre, peu après l'incident des Sables. Un de ses membres, député delà Réunion, appartenant à l'extrême-gauche, avec qui j'ai eu depuis, à la Chambre, les relations lesmeilleures, et que son patriotisme rapprocha de moi en plus d'une circonstance. M. de Mahy, interpella avec vivacité le général baron de Chabaud La Tour, ministre de l'Intérieur. 11 lut un compte rendu fantaisiste de mes paroles : Pourvaincre l'ennemi qui nous assaille de toutes parts, il faut suivre l'exemple de nos pères les Vendéens qui ont si vaillamment combattu pendant la Révolution. Pour combattre, tous les moyens sont bons et, s'il faut tirer Tépée du fourreau, nous la tirerons. » 11 dénonça ce langage

criminel el un«- r-

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