I 1 OUI
dus reli • BOnD -ur. p<
ide. Il • :it :
L'oi
plus distin <| un»' . i
qu'il mettre gratuit a
iuiii; ur qu'il est i
i bomm< i de i er ;i L'éducation populaii insi
les c l'influ»
brochures « î chantons obs • jour i
colportés dans les foires et les marchés. paroles qu'il aurait prononcées, nais- tdrai des infonnati
qu'elles étaient blâmables, eh !
M. de Mahy répliqua avec colère en demandant/ lice de « ma provocation en guerre civile urne
il parlait flo nouveau lions de M. dr Kergorlay, qui dt'-fen uement
ontraints à une guerre défensive, | qu'on avait renvei rs autels el ta
ohaînèreut une violente discussion. If. Buffet, pr de l'Assemblée, eut grand* p< le*;
efforts de M. Ernest Picard, qui disai: - !ans
tous les partis, respecter ceux qui sont m<>rts pour leurs conviction-
L'incident se ranima un moment à la séanc nte,
à l'occasion du procès-verbal. Puis les choses en resnt là pour cette fois.
Mais les commentaires dont la pre>se modérée avait
accompagné le récit de la séance suffisaient à faire présager un orage prochain. Le Temps du 5 septembre, dans un article de première page, dénonçait avec habileté
l'attitude du gouvernement, à propos de « l'étrange missionnaire, du plus étrange officier <|ui s'appelle Je capitaine de Mun ». Découvrant le côté faible de la situation, « montrant <jue la tolérance dont un officier l'objet en des matières qui touchent aux plus ard< controverses du temps présent est une porte ouverte à l'introduction dans l'armée de ces controverses », il concluait ainsi : « Le Ministre de l'Intérieur a dit qu'il s'enquerrait du langage de M. de Mun. Le langage n'y fait rien. Nous avons systématiquement renoncé à nous en occuper aujourd'hui. Ce ne serait tout au plus qu'une affaire de discipline, tandis que nous invoquions des motifs d'ordre supérieur et d<> prévoyance sociale pour que cet oiiicier cesse de se livrer, et l'armée avec lui, dans une certaine mesure, soit au dénigrement, soit aux applaudissements des partis. »
J'ai tenu à citer loyalement cet article dont le ton modéré contrastait avec les violences de la presse radicale, pour essayer '.'«'bien marquer l'état de l'opinion. Aujourd'hui, après i ;ente années de discordes publiques, le langage du Temps paraît sage et raisonnable. Mais alors on n'avait pas encore inventé la théorie de la « grande muette», et il choquait tous ceux qui voyaient dans l'armée l'instrument principal de la régénération sociale. D'ailleurs, c'était moins l'expression d'une doctrine poli tique que la manifestation, sur une question de détail, d'un mauvais vouloir grandissant contre le gouvei ment du Maréchal.
Quoiqu'il en soit, ma position devenait de jour en jouiplus difficile.
Le 19 septembre, je reçus du général de Ladmirault,
qui prenait quelqn
!• oochaj •• Mont
taote. H d »fxi m h r
pour le ii.
du personnel, qui lui I adre tu min
lalail les fa Mun qui <! \ i
qui prêche ouvertement ;i Lj on 1 I •
iciateur rep luisait i >n disa >ur
• nt bon- I une explication rochain
t y ' rnatiom
noua appi h ail l'ii lu
rdi •■ m< r !
• . Aujourd'hui ces typea de irs pr
sionnels nous sont familier.-» : nous Bavons
;re et nous re .ani-
soi-disanfl spontanées, la main de la ft maçonnerie. Alors nous étions moins éclaires. L'affaire nous parut de peu d'importaii''. La dé onciation partie de Caen, au sujet d'un discours prononcé a Lyon, où je n'avais pas été cette année-là, était trop facile a La r léral la réduisit a néant. 11 sa:-
occasion pour rendre hommage au but poursuivi par les organisateur- des réunions où je prenais la paroifaire remarquer que la présence des autorités civiles et militaires était le meilleur témoigi le ma parfaite
correction.
Cependant nos amis de l 'Assemblée nationale nous avaient laissé prévoir que l'incident des Sables-d'Olonne n'était pas clos, et que les accusations portées contre moi, à propos de mon discours, se renouvelleraient certainement. Nous désirions que. s'il en devait être ainsi, la question perdit son caractère personnel et que l'Œuvre
elle-même fut, à cette occasion, montrée sous son véritable jour.
Nous voyions souvent, au Louvre, le marquis de Plœuc, député de Paris et sous-gouverneur de la Banque de France. C'était une figure sympathique, connue et aimée de tous les Parisiens : son courageux sang-froid avail, pendant la Commune, sauvé le grand établissement confié à sa garde, le gouverneur delà Banque, M. llouland, ayant suivi M. Thiers à Versailles : il semblait que ces heures tragiques, dont le souvenir lui donnait un prestige particulier, eussent marqué sa physionomie d'une empreinte d'énergie, et toute sa personne, malgré sa boiterie, d'une allure militaire. Il nous témoignait beaucoup d'amitié et il se chargea de nous défendre. Nous avions aussi fait des démarches de courtoisie près du général de Chabaud La Tour, pour le remercier ; près de M. Tailhand, garde des sceaux pour le renseigner. Elles avaient été accueillies avec la plus grande bienveillance. A la séance de la Commission de permanence du 1er octobre, M. de Mahy profita, pour revenir sur mon affaire, d'une question sur la suppression des « Chambrées » républicaines du département de Vaucluse, prononcée par le préfet.
Il compara « à ces actes de violation du droit de réunion... la tolérance du gouvernement pour d'autres réunions qu'il encourage, et dans lesquelles un capitaine de cavalerie, sans cesser d'émarger comme officier, déverse l'outrage contre les principes que nous a légués la Révolution française et qui sont la base de notre droit public et prive ». M. Tailhand, ministre de la Justice, répondit : « Les phrases citées de M. de M un ont été faussées et falsifiées. Si quelques-unes des expressions relevées ont été prononcées par lui, elles ont été détournées de leur sens véritable. La pensée de M. de Mun est entièrement irréprochable. » M. de Plœuc, alors, prit la parole :
« La question soulevée à propos d'un jeune officier des
dit
les paroles qu'an journal Ltril
w\> ment ému l*honoi
l'œuvre eh fa veai
officier peut -il, à quel
■• lui avoir doi \vmt pr< PI
par l'évéque «-t pi II affirma, sur la i i
i point pi- t il
lut, pour rétablir lea faits, I d'unjo trnal il
lique des Sablea-dN I
ti!; il on v!'
t les cercles catho tir inspiration patriotique ; il en fit ( il conclut: ! somment on ofri-
anquerait-il, j
aance quelcon lana un cer
lique d'ouvriers, et en faveur d >pagat
»8 ?.. L'incident que l'honorable M ilevéà la dernière séance de la commi ie perma-
nence ne sera pas ivantage, s'il peut donner quelq
notoriété de plus a une Œuvre aussi excellente que les cercles catholiques d'ouvri : - . II. de Beaovillé, député de laSo ita quelques n.
qu'il avait entendu le capitaine de Mun, et louer l'inspiration patriotique et française, la parfaite correction son langage ». M. de La Bouillerie, député de Maine-et- Loire, ancien ministre, membre de notre Comité, affirma que « jamais M. le capitaine de Mun n'a manqué une minute à son service, ne consacrant que ses lois: ses loisirs seuls, à l'Œuvre essentiellement louable qu'il a entreprise». 11 ajouta : « J'ai depuis longtemps l'honneur de faire partie de l'Œuvre dont il s'agit ; et je ne suis pas le seul ici. J'affirme que jamais il n'y a été question
de politique. AI. le Ministre de l'Intérieur le sait parfaitement. » Plusieurs membres de la commission, dit le compte rendu, « déclarent qu'ils font uent partie
de l'Œuvre ».
Le Temps du lendemain se borna à dire : « lu sermonnaire, M. le capitaine de Mun, a tenu beaucoup plus de place dans la séance (que la suppression des « Chambrées »). 11 a été aflirmé que cet officier ne prêchait pas la guerre civile et que ses fonctions de prédicateur ne nuisaient en rien à son service comme militaire ».
L'incident fut clos, à notre plus grande satisfaction, comme le montre le procès-verbal de la séance de notre comité du 6 octobre. .le le copie textuellement :
« M. le Président le comte de Villermont) invite M. de La Tour-du-Pin à faire connaître les résultats de l'interpellation parlementaire. Cette interpellation a été l'o< sion d'un vrai triomphe pour l'Œuvre; le garde des sceaux a justifié notre secrétaire général, comme l'avait fait précédemmentle ministre de l'Intérieur. Le marquis de Plceuc a expliqué l'objet et le caractère de l'Œuvre. M. de La Houillerie et nombre de ses collègues ont déclaré qu'ils lui appartenaient, et ses détracteurs ont été réduits au silence. M. le Président reconnaît, dans cette heureuse issue de la lutte que nous avons acceptée, un nouveau gage de la pruteotion divine. M. de La Tour-du- Pin, en conséquence de la communication précédente, propose aux membres présents de signer une adri de remerciements à M. le marquis de Plœuc; il lit une lettre pleine d'encouragements du ministre de la Justice et rend compte d'une audience des plus sympa thiq du ministère de l'Intérieur. »
Je dois, pour l'acquit de ma conscience, ajouter quelques mots à ce récit. M. Il rai de Chabaud La Tour, je l'ai dit, était protestant; M. Tailhand était non pas un catholique libéral, au sens que donnaient alors à mots les souvenirs récents des grandes discussions sur l'infaillibilité pontificale, mais à la fois un catholiqu
un libéral ... droit.- m< !•
M. de Plœi .1 La politique,
nous lei hautement affirmées : j
vivemen u le Libéral ime cathol
t vrai . mel
Laquelle lea ministres me défend
m*impi fortement . j •
sance. premier
dana ta vie politique me rut ane profitable U amoindrir La fermeté de □
pérer orda d'opinion par liment d
justice envers mea adveri
L'alerte avait été chaude. J'en de
l'avenir. La question formul fut d-
mais posée devant ma conscience. La pro le reli-
gieuse oi L'action sociale seraient-ellef g mpa
encore, compatibles avec les devoirs milita
A mesure que s'approchait le moment où l'Asseml nationale, condamnée à l'impuissance depuis le lai. table échec de sa mission monarchique, serait forcée de mettre un terme à son existence, cette qui Bti< u d< nait plus pressante. Le 30 janvier 1875, un rote • xtraordinairement confus, adoptant à une v<»ix de majorité an amendement de M. Wallon à La loi d'organisation pouvoirs publics, avait en fait fonde la République. S trouble avait été le débat, si obscure la succession des scrutins, qu'envoyé à l'Assemblée par le général de Ladmirault pour voir ce qui sortirait de la séance, je lui rapportai à mon retour que rien n'était tranché 1 L lecture des journaux m'ouvrit les yeux, et je laisse a pense!- les railleries dont m'accablèrent mon chef et
mes camarades. J'ai conservé, de cette journée, beaucoup
d'humilité en fait de stratégie parlementaire.
L'agonie de F Assemblée, douloureuse, humiliée, traversée par la grande angoisse patriotique que firent naître au mois de mai Les menaces de l'Allemagne, traîna pendant toute l'année. On s'occupait activement de préparer les futures élections législatives. Quelqii'
étions partielles devaient être l'occasion d'un combat d'avant-garde.
Au printemps de 1S75, je reçus diverses propositions de candidature, de Lille OÙ l'ardeur des sentiments catholiques ct) suggérait la pensée, de Toulouse où le voisinage de mon berceau familial semblait me créer quelque facilité, du Morbihan surtout où un siège <lait vacant, et où, on l'a vu, l'idée de cett' candidature avait surgi aussitôt après mon voyage de Tannée précédente.
Dès cette époque, quelques pourparlers s'engagèrent,
sans aucune précision. J'hésitais encore, me sentant
poussé vers la politique, retenu cependant par la crainte,
m'y livrant, d'affaiblir mon action catholique et so-
i le. René de La Tonr-du-Pin m'en détournait : « Il faut, disait-il, que vous arriviez à la Chambre, porté- pat l'Œuvre. » Noble conception, malheureusement chimérique, que mon esprit se refusait à accepter. La tribune nVapparaissait au contraire comme le tbéàtre où nos idées pourraient le mieux, en s'afiirmant avec éclat, frapper el mère l'opinion. Puis, je voyais l'Eglise
catholique menacée, attaquée déjà violemment par ceux dont le règne s'annonçait, et je brûlais de la défendre, sur le champ de bataille même où elle serait assaillie, avec l'arme que Dieu m'avait donnée. Enfin, comment De l'avouerais-j quelque ambition me pressait de
déployer au milieu des luttes parlementaires l'ardeur oratoire jusque-là dépensée au scindes r 19 pri-
vé*
Dans ce trouble, une resolution se formait en m impérieuse el e : si j'étais appel ma can-
\l V VOCATION SOCIAL!
iture, je oe le ferai que nu le U itholiqiK l il
lii catholique niais |
;i Ul u mes
jonrnéî -, mi couvrir d uo lis ladéclai représentant de M. le -> le
Morbihan, qui vint alors n'entretenir des intentions i [liantes de plusieurs de Si. comme je le politiques, je dira, comment, en 1881 ; ir a
M. le <'(>in!.' de < Ihambord, j(
«in où je m'étais tenu depuis dii ai ippelant
catholiques a me suivre daj royali
Même apr ta c* t acte accompli, je dem* le au
ame purem -i.t catholique du \r .:• '.
La profession de foi qu< i. au mois d.'
1876, .i'i\ électeurs de l'arrondis^ nu
ndanttrei je l'invoquai après mon discours royaliste d : je
pétai textuellement de\ S unt-
Pol-de-Léon, après le rallû
l.Le8 mai 1884, je m'expliquai a cet égard dans le lis
prononcé au banquet de clôture de edel'"Euvre.
ours du comte Albert de Mun. t. I. p. 3 •2. Je ne puis ici entier, au sujet du ralliement, du:*s les détails ssairement n souvenirs politiques. Je veux
lenient rappelerles faits et y joindre une observation. L'Ency< lique aux Français parut !
n Grenobl ut le (■ ciatioo catholique de la
Jeunesse française, pui;- le G juin, à Lille, devaa; catholiques de jeunes g - - - a du Nord, je déclarai ma lution de « placer tion politique sur le terrain
constitutionnel, pour conformer mon attitude à h direction du Souverain Ponli1 fut ma formule de ralliement :
jamais ajouté un seul mot. En prenant cette résolution, je ne . qu'appliquer ma promesse formelle .
■ absolue aux enseignements la se lie.
\. ma DÉM1SS1 -i!
é d'être, à travers les é lents, ! .^ion de
toiii<' ma pe
L'Assemblée nationale ayant décidé que les élections partiel!* lient supprimées, en prévision des pro-
chaines élections générales, les pourparlers e dans le Morbihan furent suspendus. De l'ait, Tannée suivante, le siège de Pontivy me fut offert dans des conditions tout autres que celles qui se présentaient alors, et par suite d'initiatives très dilférentes.
lui attendant, je me donnais, avee plus d'ardeur que jamais, à notre grande affaire.
Au mois de mai 1875, j'étais, d'ailleurs, encore très indécis. La pensée de la démission que m'imposerait une candidature, me troublait toujours. Je trouve dans une de mes notes, cette phrase qui peint bien Lincertitu le de mon esprit : « Il faudra abandonner l'épée pour une tribune douteuse, et je ne me résoudrai pas sans peine à un parti aussi grave î »
Au commencement de l'année, j'avais achevé la première partie de Y Instruction sur VŒuvre^ exposé complet et raisonné de ses principes, de son but et de ses règles organiques qui, dans la suite et durant de longues années, servit de manuel pour sa direction et sa propagande.
Dans le même temps, j'eus a inaugurer à Paris notre septième cercle au quartier des Batignolles, puis à retourner à Tours, à faire une conférence à Nancy où je parlai devant Tévèque, M*' Foulon, depuis cardinal et archevêque de Lyon, dans le cadre magnifique de la grande salle de THôtel-de-Ville, une autre à Orléans, qui fut l'occasion de la scène émouvante rapportée au début de ces souvenirs, a propos de M*r Dupanloup^.