I. Mémoiiede i8u. dé|i cité, p
Préface. xciij
et de beaucoup d'autres provinces et royaumes, et le signe merveilleux qu'il avait reçu au sein de sa mère fut Pheureux augure des destinées de la maison de France... Ce signe fut plus tard appelé la nielle (■), et tous ceux de sa race le portèrent, mais non en forme de croix. Il y en eut cinq seulement qui le portèrent précisément sous cette forme : les autres avaient un signe couleur de sang ; mais comme il ne figurait pas une croix, on lui donna le nom de nielle. De ceux qui naquirent avec la croix, le premier fut Fleuravant; le second, Beuve ; le troisième, Charlemagne ; le quatrième , Roland, et le cinquième Guillaume d'Orange (2).
On retrouve la trace de cette légende dans le poëme déjà cité de Florent etOctavien. Octavien, empereur de Rome , a le même sujet d'affliction que Florel :
Dolans fii remperere qui moult fistàprisier Qu'avoir ne poet enfans de sagente mouHier.
Mais, à la fm, il a bien sujet de se consoler : l'impératrice donne le jour à deux jumeaux qui ont
Cascun se crois vremeille qui moult reluisoiî ckr Dessus leur diestre espaulle{^).
On voit par là que notre poëte n^a pas suivi la légende à la lettre , puisque de la croix ver-