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civ Préface.
nifestement copié sur un modèle français , mais copié à la façon du compilateur. Le voilà donc, lui aussi, cet Italien auquel j'emprunte le texte de Macaire , qui en use , au moins une fois , comme ses pareils , comme ses compatriotes les éditeurs des chansons de RoLinii^ a'Asprcmont . de Gui d( Nanteuil^ d'Anséis de Carthage, etc. Il n'est pas impossible sans doute qu'il en ait usé autrement pour le reste de sa compilation, et en particulier pour le poëme de MacaiTe ; mais n'al-on pas aussi quelque raison de croire à priori qu'il a dû suivre jusqu'au bout la même méthode, et qu'après avoir copié le premier récit de son recueil , il n'a probablement pas inventé le dernier ? Kt pourquoi l'aurail-il inventé, quand il pouvait le trouver tout fait, aussi bien que Beuve d^Hanstone ?
Il est vrai que dans le temps même où je reconnaissais à Venise l'existence du pocme de Macaire, M. Léon Gautier y analysait une longue chanson de geste qu'il a mise en lumière (') et qui , au moins pour la forme, pour l'agencement des matériaux, est l'œuvre d'un Italien, Nicolas de Padouc. De là une objection dont je ne pouvais manquer de tenir compte , et qui parait diminuer la vraisemblance de mon hypothèse. Klle la diminuerait, en effet, s'il y avait parité dans les deux cas, mais bien s'en faut qu'il en soit ainsi.
L'Entrée en Espagne (c'est le titre que M. Gautier a donné à la composition de Nicolas de Padouc; se rattache sans doute a une partie im-