Deuxième année, 1834, p
1. La preuve en est qu’on en voit une copie dans l’église Sainte-Marie-Madeleine de cette ville, sur une verrière toute récente.
L’imprimerie de Montargis en avait fait faire aussi une réduction qui ornait ses factures.
j. Deux vol. in-8°, Amiens, Paris, 1836.
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« en plusieurs occasions donné des témoignages « de son estime particulière. Un courtisan nom- « mé Macaire l’assassina dans la forêt de Bondy. « Le chien d’Aubry ayant divulgué son crime , « un combat singulier entre cet animal et Ma-
« caire fut aussitôt ordonné par le roi Le
« chien ayant saisi Macaire à la gorge, le força « d’avouer son forfait, etc. »
Il est heureux pour la Somme d’avoir d’autres personnages à inscrire dans ses fastes. Elle se consolera plus aisément de perdre celui-ci.
La dissertation de Bullet était restée inaperçue, ou peu s’en faut, de 1 77 1 à 1 842 (>). Il ne fallait rien moins qu’un chercheur comme M. Francisque Michel pour la remettre en lumière. Il n’y a pas manaué dans son savant mémoire sur la popularité du roman des Quatre Fils Aymon (2), où il parle incidemment de notre poème, considéré alors comme à jamais perdu.
En 1 844, un correspondant du Magasin Pittoresque réveille aussi le souvenir de la dissertation
t. Voyez cependant Legrand d’Aussy, Fabliaux ou contes traduits ou extraits, }eéd., Paris, 1839, t. I, p. 324:
« Cette historiette, dit l’auteur, qui se trouve répétée sérieusement dans beaucoup de livres, n’est qu’une fiction d’un de nos vieux romans, bien antérieure au temps où on la place, puisqu’il en est parlé dans Alberic de Trois-Fontaines. »
Voyez aussi Dulaure, Histoire physique , civile et morale des environs de Paris , sous la rubrique : Montargis. L’histoire du duel y est rappelée ; mais Dulaùre dit en note : « Il est reconnu que ce combat est une fable. »
2. Inséré dans les Actes de V Académie des sciences, belleslettres et arts de Bordeaux, IVe année, 1842, p. 57.
Préface.
de Bullet, non sans ajouter beaucoup de son propre fonds aux arguments du savant Franc- Comtois. Il a remarqué que dix ans auparavant, le Magasin Pittoresque avait accueilli trop complaisamment la légende du chien de Montargis, et il le lui reproche avec une certaine véhémence dans deux lettres successives , où il examine la question, d’abord par le côté moral , et en second lieu par le côté historique. Ce critique le prend de haut; il ne badine pas, et l’on s’en aperçoit trop. « L’honneur de la France, dit-il , est « en quelque sorte en jeu dans cette histoire « célèbre... Non! jamais la noblesse de France « n’aurait honoré de sa présence un pareil com-
« bat Et c’est sur un roi que l’on a surnom-
« mé le Sage qu’on voudrait faire reposer une si
« monstrueuse action!! Aussi n’est- ce pas
« tant le chien qui importe au côté moral de cette « histoire : c’est le roi , c’est l’action du roi qui « est véritablement contre nature. »
Ces lettres ne sont point signées ; mais qui n’en reconnaîtrait l’auteur? Elles sont de Joseph Prudhomme, à n’en pas douter (i).
Il faut croire qu’elles auront échappé aux investigations de mon ancien et excellent maître , M. Bouillet, pour qu’il ait permis à Aubri de Montdidier de se faufiler avec son chien dans ce Dictionnaire universel d’ Histoire et de Géographie que tout le monde connaît et apprécie (2).