‹ Macaire chanson de geste publiée d'après le manuscrit unique de Venise, avec un essai de restitution en regardChapitre 75 sur 118 · Dans la dissertation dont il sera parlé plus loin · texte numérisé non relu

Dans la dissertation dont il sera parlé plus loin

3. Voyez le récit dans notre Appendice , sous le n° VI, p. 321-322.

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sonnage que Guillaume Bouchet a mis en scène dans ses Serées , et qui gardoit comme or l’histoire pour laquelle le seigneur de l’Escale demandait les honneurs du bronze (').

A défaut du ciseau, le burin continua ce que le pinceau avait commencé. Vingt ans environ avant la fin du XVIe siècle parut une estampe anonyme en tête de laquelle on lit :

LE COMBAT D’UN CHIEN CONTRE UN GENTIL- HOMME QUI AVOIT TUÉ SON MAISTRE FAICT A MONTARGIS.

C’est, à n’en pas douter, la reproduction de la peinture dont j’ai fait mention ci-dessus, et à laquelle j’ai assigné pour date le règne de Charles VIII. Voici comment se justifient à la fois et cette date et le rapport de l’estampe à la peinture.

Quoiqu’il ne reste plus rien aujourd’hui du château de Montargis, on peut encore s’en faire une idée assez exacte, grâce aux quatre planches qu’Androuet du Cerceau a consacrées à cet édifice dans le premier volume de Les plus excellents Bastiments de France, publié en 1576. L’une des planches donne une vue de la grande salle , où

1 . « Puis nous va dire que ce cousin gardoit comme or l’histoire d’un chien qui fut si fidèle à son maistre, après sa mort, que toutes les fois qu’il trouvoit celuy qui l’avoit assassiné et occis de guet à pent, il l’assailloit et se ruoit sur luy ; si bien que par ceste conjecture, et que le chien alloit souvent où avoit esté enterré son maistre, qu’on trouva là, il fut convaincu d’homicide : comme il se trouve escrit et pourtraict en une sale de Montargis. » ( Sériés de Guillaume Bouchet, liv. Ier, septième sérié , p. îjo. Rouen, j.)

M ACAIRE.

« Avec cestui terre estrange cercher ? »

La damel'ot , si comence à plorer ;

J a li dira un poi de son penser.

COMENT LA RoiNE PARLOIT AU Roi.

Si a le roi la roïne aresné :

« Gentis rois sire , ja ne vos ert celé;

* Le voir orrês , se oïr le volés.

« La moillier sui Kallemaine au vis fier,

« Le meillor roi qui se pèust trover,

« Un maus traître me fist à mort jugier,

« De mon réaume si me fist il geter,

« Malv aisément, à grant tort et pechié.

« Diex en set bien tote la vérité « Se onques mais je pensai malvaistié.

« Si com li rois m’ot à morir jugié ,

« Ja ert li feus espris et alumés,

« Atant me vint uns abes confesser ;

« Et quant il ot oï tos mes pechiés,

« Ajonc me fist de la mort deslivrer.

« Et si com fu mes sire conseillas ,

« Il me bailla ad un suen chevalier « P or me mener en estrange régné.

« Quant de Paris je m’alai eslonger,

Macaire.

MO

Macaire.

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