‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 120 sur 268 · Observations de Le Bret sur le cahier de 1154, IL · texte numérisé non relu

Observations de Le Bret sur le cahier de 1154, IL

5. L'ordonnance du 16 janvier 1751 évaluait la livre de froment 9 deDier.>, soit 9 i. le selier de Paris, qui en Lorraine était estimé, comme on l'a vu, 12 1., et qui valait en moyenne, au témoignage de Quesnay et de Forbonnais, 15 à 18 1. Mêmes proportions pour le seigle (évalué 6 1. 1/2 le setier et qui valait près de 12 1.) et pour les autres airains.

6. Journal du commandement du duc d'Aiguillon. — Au 31 octobre 1"52. les recettes faites sur le vingtième de 1151 se montaient à 791 472 L, pas même la moitié des rôles : celle de l'exercice 1152 à la somme infime de 131019, pas même un douzième. (La Boissière à Machault, 8 novembre 1152, H. 333.)

quoiqu'ils n'eussent presque rien payé. On pouvait donc s'attendre à des États particulièrement difficiles. C'est ce qu'espéraient bien les ennemis de Macliault, et le comte d'Argenson tout le premier. Beaucoup d'officiers, qui dépendaient de lui, avaient parmi la noblesse bretonne des parents, des amis, et ils n'ignoraient pas que le meilleur moyen de gagner la bienveillance de leur ministre était d'exciter ceux-ci à une opposition formidable. 3Ime de Pompadour paraissait être, dans l'automne de 17o2, à la veille de sa disgrâce : peu de chose suffirait peutêtre pour décider le roi, fatigué et inquiet, à la sacrifier au maintien de la paix dans son royaume, elle et son contrôleur général détesté; jamais les circonstances n'avaient été aussi favorables pour porter à Machault un coup décisif.

La noblesse vint en foule, attirée par l'importance exceptionnelle que devait avoir cette tenue; elle comprit à un certain moment jusqu'à 658 membres : le clergé, 42, au lieu de .Jt qui avaient siégé en 17o0. Depuis 1705 on n'avait pas vu d'assemblée aussi nombreuse, ni surtout de dispositions aussi mauvaises. La cabale avait perdu l'appui de l'évèque de Vannes qui, fort désireux cette fois de faire partie de la députation à la cour, se montrait disposé « à bien faire ' ». Mais à défaut de ce prélat, il restait bien assez d'évêques et d'abbés pour souffler secrètement le feu dans la noblesse et provoquer de terribles tempêtes, auxquelles ils avaient l'artifice de rester en apparence totalement étrangers, dont ils poussaient même quelquefois le machiavélisme jusqu'à paraître être victimes. Tel fut notamment le rôle de l'évèque de Rennes. Son altitude, douteuse en 1750, devint franchement mauvaise en 1752. Ses avis perfides étaient calculés pour augmenter TelTervescence dans la noblesse, et il affectait ensuite un zèle extrême pour la mettre à la raison, semblable, disait Duclos, à un médecin qui donne la fièvre pour s'acquérir le mérite de l'avoir guérie le lendemain-. On remarquait que tous les partis dont lui ou les siens avaient eu connaissance étaient régulièrement prévenus et traversés, et que la cabale était toujours informée des plans adoptés à la conférence ^. Les autres présidents des ordres, le comte de Lannion pour la noblesse. Bâillon pour le tiers, étaient, comme à l'ordinaire, bien disposés pour la cour, dont ils avaient besoin pour obtenir les dédommagements pécuniaires sans lesquels les frais inaccoutumés de cette interminable session les auraient positivement ruinés.

Les commissaires du roi furent comme précédemment le duc de Chaulnes et l'intendant de Pontcarré de Viarme. Leurs instructions sur le vingtième contenaient défense formelle de recevoir, ni sur le fond ni

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