‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 121 sur 268 · Bâillon à Claiitrier, 17 novembre 1750, II. .'J · texte numérisé non relu

Bâillon à Claiitrier, 17 novembre 1750, II. .'J

3. Chaulnes à Machault, 25 octobre, 10 novembre 1752, H. 327.

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sur la forme, députalions, représentations, remontrances, ni mémoires : c'était une affaire finie, dont Sa Majesté ne voulait plus entendre parler. Mais les États, au contraire, n'entendaient guère parler que de cela : ils soutenaient que leur consentement au vingtième n'était pas valable, n'ayant pas été librement accordé; que, fùt-il valable, il ne le serait en tout cas que pour l'intervalle d'une session cà l'autre, et qu'il devait être renouvelé; que les promesses faites en 1750 n'avaient pas été observées; que le vingtième, en un mot, était intolérable dans le fond et dans la forme, qu'il le serait toujours tant qu'il serait régi, et que le seul moyen de mettre un terme à ces vexations était l'abonnement, à défaut de la suppression.

Les États s'ouvrirent le 2o septembre. La récente maladie du Dauphin, la naissance de son fils le duc de Bourgogne, fournirent au duc de Chaulnes ie sujet d'un discours d'ouverture, qui, dénué d'allusion à toutes les questions délicates, fut, comme le précédent, très approuvé. Le lendemain, le don gratuit fut encore voté unanimement et sans la moindre difficulté. Mais ce fut tout : par l'influence de M. de la Bédoyère, les États refusèrent de voter un fonds de secours et d'aumônes de 48 000 livres qu'ils votaient ordinairement aussitôt après le don gratuit, démasquant ainsi leur résolution de ne rien faire avant d'avoir réclamé et obtenu satisfaction sur le vingtième. Effectivement, lorsque le 27 septembre l'évêque de Rennes proposa de nommer aux commissions ordinaires, « au brouhaha qui s'éleva il jugea inutile d'insister», et l'on décida de ne faire autre chose que d'entendre le rapport des députés à la cour, moyen assuré de ramener la question du vingtième, puisque ce rapport contenait les pétitions des États précédents sur les articles que le duc de Chaulnes n'avait pu leur accorder, et la réponse négative qu'elles avaient reçue. Lorsqu'on fut arrivé au passage attendu : « Sa Majesté s'est déjà suffisamment expliquée sur les motifs qui l'ont déterminée à ordonner la levée du vingtième du revenu de tous ses sujets; l'extinction successive des dettes de l'État à laquelle le produit de cette imposition est uniquement destiné lui a paru le seul moyen de pouvoir procurer par la suite à ses peuples des soulagements réels et durables, et l'objet en est trop intéressant pour qu'aucune province puisse être exceptée de la loi générale ^ », quelques voix s'écrièrent dans les rangs de la noblesse : « Voici de quoi il s'agit! » Dès le lendemain une commission de six membres de chaque ordre fut nommée pour examiner l'affaire du vingtième et quelques efforts que fissent les présidents des ordres, on ne voulut nommer que celle-là. Son rapport, qui concluait à la suppression du vingtième « comme intolérable dans le fond et dans la forme ^ », fut rapidement rédigé, approuvé par l'assemblée, et envoyé

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