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338 MACHAULT D'aRN'OUVILLE.
évêques à propos des affaires temporelles • )>, représente au roi la nécessité' d'humilier ce corps ('piscopal qui a si ouvertement bravé l'autorité souveraine dans l'affaire des immunités, et si hautement revendique une indépendance à laquelle il n'a aucun droit. Le Parlement n'a pas tort de réprimer son audace et de lui faire sentir le joug : il a rendu à l'autorité royale, pendant tout le cours de notre histoire, des services nombreux et signalés en combattant sans relâche les prétentions ultramontaines et les tendances du clergé à l'indépendance; il peut en rendre encore, et il ne faut donc pas l'abaisser. Il y a eu des rois de France assassinés pour cause de religion, tandis que le Parlement au contraire n'a jamais manqué de soutenir la doctrine de leur pleine et inviolable souveraineté, et de la protéger contre les atteintes que les ecclésiastiques auraient voulu lui faire subir. Le Parlement cessera d'ailleurs d'être redoutable, si le roi accomplit lui-même l'œuvre qui vaut à celuici tant d'adhf'-rents et tant d'amis, à savoir la résistance au despotisme des gens d'Église : on ne sera plus dans sa dépendance pour les emprunts et les édits bursaux quand on aura forcé le clergé à supporter sa juste part d'impositions. Ce qui mine l'autorité royale, ce ne sont pas les entreprises du Parlement, c'est l'impunitt' laissée au clergé malgré la désobéissance dont il s'est rendu coupable; ce qui ruine le royaume, *ce n'est pas la colère de Dieu, mais l'exagération des dépenses, particulièrement des dépenses de la guerre, et les friponneries sans nombre qu'on y tolère complaisamment^. Et quand la famille royale, se