D'Argensou, 21 juin. 2fi juin
3. On disait de lui qu'il (|uittait une eharj^e d'or pour en prendre une de bois. (Mémoires apocryphes attribués à la marquise de Pompadour.)
4. D'Argenson, 24 octobre 17.^2. — Mémoires du président Ilénault, p. 201. « Il désirait depuis longtemps quitter l'emploi des linances. où il s'était attiré le ressentiment général de tons les ordres du royaume. »
'.'). Ce fut le 29 octobre l"o4 (|uc Saint-Florentin envoya aux agents généraux les lettres de convocation pour l'Assemblée de 17.J.H. (Arch. nat.,G'* 2682.) Les membres de la précédente Assemblée étaient éligibles à celle-ci, ce qui impliquait la révocation des ordres d'exil donnés en 1750.
affaiblie, humiliée, bafouée partout impunément, lorsque l'esprit d'insubordination était devenu général, qu'il fallait songer à soumettre le clergé à l'impôt, puisqu'on n'avait pas su le faire en IT.ïO, lorsque le prestige de la royauté était encore intact. Si même le départ de Machault se fit attendre jusqu'au milieu de 17.ï4, ce fut pour deux motifs seulement : l'un tout a son honneur, à savoir que s'il ne pouvait plus dans cette administration faire tout le bien qu'il avait souhaité, il pouvait encore y empêcher beaucoup de mal; l'autre, dans un ordre d'idées tout différent, c'est que chez Machault, comme chez Colbert, le dévouement à l'intérêt public n'excluait pas un souci, légitime après tout, de ses intérêts particuliers. 11 avait pris un certain goût au pouvoir; il lui répugnait de laisser le champ libre à ses ennemis. On disait hautement que son but était de renverser le chancelier et de prendre sa place ' ; il est certain tout au moins que le seul office de garde des sceaux, sans un ministère particulier, étant peu de chose, il tenait à ne quitter le contrôle général que pour un ministère dont il put assurer la survivance à son fils aine, dont l'établissement était une de ses préoccupations principales.
Les circonstances servirent à souhait les combinaisons du roi et les vœux du ministre. Le 2t juillet l7o4 mourut Barberie de Saint-Contest. secrétaire d'État des affaires étrangères. Ce fut l'occasion du remaniement projeté. Les affaires étrangères ^ passèrent à Rouillé; la marine, que celui-ci abandonnait, fut confiée à Machault (28 juillet 1754), qui là aussi allait se trouver en présence de nombreux abus à combattre et de réformes bien nécessaires. La garde des sceaux lui ('tait laissée \ Cette nomination fut bien accueillie dans le nouveau département qu'il allait avoir à régir, et n'excita aucune surprise. On sait que sous l'ancien régime les rapports étaient fréquents et intimes entre la marine et les finances, et que ces deux ministères avaient été plus dune fois réunis dans les mômes mains. Restait à désigner au contrôle général; le choix du roi tomba sur un homme agréable à la fois au parti du comte d'Argenson et à celui de Mme de Pompadour, qui ne devait être par conséquent ni suspect au clergé, ni mal vu des courtisans et des finan-