‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 219 sur 268 · D'Argenson, 2 i octobre l"o · texte numérisé non relu

D'Argenson, 2 i octobre l"o

2. Le bruit courut (.Mcni. du président Hénault) que Machault aurait souhaité ce ministère des aiïaires étrangères. Mais il résulte d'une lettre du roi au maréchal de Noailles que c'était bien la marine que le contrôleur général avait demandée. (Rousset, Corrcsp. du >-oi el du maréchal de Noailles. Il, 33;3.) La survivance se comprenait mieux au secrétariat d'État de la marine, et les traditions de ce département en offraient plusieurs exemples (Seignelay» l'ontchartrain).

3. iMachault reprit alors les appointements de garde des sceaux, auxquels il avait généreusement renoncé en l"oO. Il vendit à Rouillé sa charge de grand trésorier de l'ordre 300 OOO l. et 100 000 de pol-de-vin (Luynes, XIII, 305).

ciers de l'entourage do la marquise. Moreau de St'chelles, intendant de Flandre, passait en effet pour être du nombre des amis de d'Argenson ' et il était lié aussi avec Soubise, le plus fidèle courtisan de Mme de Pompadour-, ainsi qu'avec la marquise elle-même. Tout plan de réformes linancières étant écart*', la résolution étant diMlnilivement prise de laisser les privilégiés jouir en paix de leurs privilèges, le choix était bon d'ailleurs, et Machault y applaudit tout le premier. Avec ce nouveau ministre, la royauté, dégoùlée de la lutte et désespérant de pouvoir extirper des abus aussi énergiquement défendus, va décidément se résigner à les laisser vivre; elle détournera ses regards de cette masse imposante des richesses ecclésiastiques, qui eût si facilement pu soulager sa détresse; ni Turgot ni Necker n'oseront y penser; il faudra une situation tout à t'ait désespérée pour que Galonné et Brienne s'attaquent de nouveau^ mais trop tard, à ce corps puissant devant lequel ÎMachault a succombé. Elle va désormais et pendant de longues années se traîner misérablement d'expédients en expédients. Le vingtième, qui subsista, mais qui subsista très différent de ce que Machault aurait souhaité, épargnant les privilégiés et n'atteignant un peu rudement que les indéfendus, n'était lui-même, dans ces conditions, qu'un expédient, et non des meilleurs; et tandis que Tédit de mai 1749 aurait pu être pour la France le point de départ d'une véritable régénération financière, il n'apporta en définitive aucune ami'lioration, aucun remède à. l'oppression des petits contribuables ni à l'insuffisance des revenus publics; rien ne fut changé au désordre habituel ; il n'y eut en France qu'un impôt de plus ^.

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