D'Argenson, 20 septembre
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louable, mais coûteuse, de Mme de Pompadoui, était soutenue aux dépens du Trésor royal « au plus grand profit des amis de la marquise et du garde des sceaux », dit d'Argenson '. Le seul article des menus plaisirs était passé, de 400 000 livres auxquelles il se montait sous Louis XIV, à 2 700 000 livres aux environs de Tannée 1750-. La maison du roi coûtait le double de ce qu'elle coûtait sous Fleury ^. Toutefois, les sommes que le roi dépensait pour lui étaient peut-être moins ruineuses que celles qu'il abandonnait sans scrupule à son entourage. Les pensions s'accordaient avec une prodigalité inouïe, et il semblait que la facilité de donner augmentât avec la raréfaction des fonds; 8 000 livres de pension au marquis de l'flôpital \ 30 000 au maréchal de Lowendal ^ 10 000 à la maréchale de Duras S 4 000 à M. de Rochechouart ', 10 000 à Mme de Brancas », 10 000 à Mme de Talmont •', 4 000 à M. de Talleyrand pour se marier •". 17 000 à Mlle de Charleval pour le même motif ", 8 000 au prince de Chimay pour épouser Mlle Pelletier de Saint-Fargeau *-, 10 000 à la marquise de Lède parce qu'elle a déplu à Mme Infante et pour se retirer ^^ rîOOOOO livres d'argent comptant au comte d'Argenson pour payer ses dettes, 200 000 autres pour l'aider à acheter la terre de l'aulmy •*, etc., etc.; il n'y a qu'à tendre la main pour recevoir. En une semaine, il se distribue à la cour pour 128 000 livres de pensions '^ Ceux qui par hasard n'auraient rien reçu peuvent se rattraper avec quelqu'une de ces innombrables charges que les maisons des princes et princesses offrent à l'avidité des courtisans, et où les profits ne sont pas minces. La reine a besoin de quatorze femmes de chambre sans compter la première femme de chambre et la coiffeuse "5. 11 faut 30 voitures et 450 ooo livres de dépenses extraordinaires pour l'arrivée de Mme Infante à Fontainebleau en octobre 1740 '"; OOiiOOO pour le voyage de Mme Victoire depuis l'abbaye de Fontevrault jusqu'à Ver-