‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 232 sur 268 · Ibid., 12 mai · texte numérisé non relu

Ibid., 12 mai

11. Notamment les 17 M"pteml)rc 17o2, l.'i février 1754, 13 mai 1754, etc.

mois au début de 17ol '. » Un arriéni de 6 à 7 millions existait depuis des années dans le paiement des rentes sur l'Hôtel de Ville ; il dépassait 8 millions en 1753, et c'était de ce paiement que Ton avait toujours le plus de soin -. Le duc de Nivernais, ambassadeur de France auprès du Saint-Sièfj^e, demande de l'argent pour les frais de son entrée solennelle à Rome; on lui promet 150 000 livres, mais on ne peut les lui donner : « Comme cette somme ne pourrait être payée en une seule fois, par la quantité d'autres dépenses dont le Tré'sor royal est chargé, on la partagera en dix paiements de lo 000 livres chacun, dont le premier commencera en sept, prochain ^ » ; et le duc de Nivernais fut forcé de retarder jusqu'au 4 juillet 1751 sou entrée, pour laquelle il mit encore du sien. Pour acquitter une misérable dette de quelques milliers de livres, contractée dans le Comtat Venaissin pour fournitures aux troupes pendant la guerre et non encore payée au milieu de 1750, on était obligé aussi de procéder par des acomptes ^

La ruineuse ressource « des moyens extraordinaires » s'imposait donc à ce trésor toujours à court : de sorte qu'au moment même où la masse des dettes était reconnue, proclamée dans les édits comme un grand danger, au moment où la caisse d'amortissement était instituée pour remédier à ce mal, on le laissait s'aggraver d'autre part : on détruisait (l'une main ce qu'on s'efforçait d'édifier de l'autre. Tout ce que put faire Machault fut de retarder et d'espacer le plus possible ces appels au crédit public, qui ruinaient l'avenir sans parvenir même à tirer le présent d'embarras ; mais il fut au-dessus de ses forces de les empêcher complètement. L'emprunt de 1749 ayant soulagé pour quelque temps les finances obérées, l'année 1750 put s'écouler sans nouveau recours à l'emprunt, du moins à l'emprunt public et avoué, car dès ce moment on ne put suffire à toutes les dépenses sans demander aux fermiers généraux et aux receveurs généraux quelques avances '. IMais en 17oi il fallut emprunter, et même plus que deux ans plus tôt : un édit de mai t7ol créa 2 millions de rentes viagères, au capital de 20 millions, et 900 000 livres de rentes sur la ferme des postes, au capital de 30 millions, remboursables par tirages annuels •■•. Les motifs invoqués étaient les mêmes que ceux qui avaient déjà été mis en avant

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