‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 233 sur 268 · Ilnd · texte numérisé non relu

Ilnd

5. D'Argenson, 21 avril 1730. — Barbier, novembre 1"50. — Journal historique à Mme de Souscarrière, 19 octobre 1730 (ms. 13710).

6. Il avait été d'abord question d'emprunter 60 millions, puis Machault, sans doute, avait fait adopter le cliilTre de 40, « qui suffiront, dit-on, pour

pour l'empriiat de 3G millions ea mai 1749 : la nécessité de liquider les dettes de la guerre encore subsistantes. L'effet produit sur l'opinion publique fut déplorable; on s'indignait de voir que les dettes de la guerre ne fussent pas encore payées, que la Iib('ration de l'État, si pompeusement invoquée comme motif de la création du vingtième, fût remise à un avenir indéfiniment éloigné. On ne pardonnait pas au gouvernement de s'être trompé de 50 millions, lors du premier emprunt, dans la supputation des dettes de la guerre : on suspectait sa bonne foi, et le mécontentement public fournit ainsi à la mauvaise volonté du Parlement des armes redoutables dont il s'empressa de se servir.

En ce moment, où le roi laissait impunie la résistance du clergé à ses ordres, où la dt-claration pour la réforme de rh(')pital ('tait déjà lancée, où enfin iMaupeou avait vu ses espérances pour la chancellerie complètement déçues, tout excitait le Parlement à se montrer hardi et agressif. Aussi, le 21 mai, le premier Président et deux présidents à mortier allèrent-ils à Versailles présenter des remontrances, qui cette fois frappaient juste et ne blâmaient qu'avec trop de raison « cette ressource qui multiplie les dettes, au lieu de les ('teindre : qui parait entier pour quelques moments les finances de Votre Majesté et qui les atfaiblil essentiellement pour l'avenir.... Quelle contradiction, sire, entre le nouvel édit et celui qui établit le vingtième, dans lequel vous annonciez à vos sujets qu'en travaillant à l'extinction des dettes et charges de l'Etat, vous travailleriez en même temps à vous mettre en situation de pouvoir trouver dans la suite dans les fonds de vos seuls revenus ordinaires, administrés avec l'économie que vous vous étiez propose d'y apporter, des ressources capables d'assurer dans les temps de nécessité la gloire et la tranquillité de votre Etat, sans être forcé de recourir à des moyens extraordinaires ' ! » Le roi, se retranchant derrière les nécessités de l'État, ordonna l'enregistrement et recommanda au premier Pré'sident d'empêcher la publication des remontrances. On s'empressa au contraire de les rendre publiques et au lieu d'enregistrer on en fit de nouvelles, plus désagréables, que le roi dut entendre le 20 mai : « Il n'est pas aisé de concevoir que l'on se soit trompé de oO millions dans la supputation des dettes occasionnées par la guerre : la sagesse et l'esprit de réilexion qui pn-sident à vos conseils semblaient nous répondre que les 36 millions empruntés en 1749 formaient

attraper la fin de l'année par les grands soins de ."M. le garde des sceaux ». (D'Argenson, 14 avril 1751.) On s'en tint dcfinilivement à iiO millions. Le service de cet emprunt ne fut pas affecté sur les fonds de la caisse d'amortissement: 1900 000 1. devaient être remises chaque année par la ferme des postes au garde du Trésor royal, "JOO OUO 1. pour les arrérages, 1 million pour l'amortissement.

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