‹ Machault d'ArnouvilleChapitre 258 sur 268 · juin · texte numérisé non relu

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4. 24 février, 17 juin, 11 novembre 1730, 23 octobre 1732. — 19 décembre 1753.

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Celle industrie fut du reste une de celles dont le contrôleur général s'occupa d'une façon toute particulière. La multiplication des mûriers et des vers à soie était l'objet de sa constante attention. Dans plusieurs généralités on levait une taxe additionnelle à la taille, affectée à l'entrelien de pépinières de mûriers où les cultivateurs pouvaient s'approvisionner de plants. Il fut même question un instant de n'accorder des permissions de planter des vignes qu'à ceux qui planteraient aussi des mûriers '. D'importants dégrèvements furent accordés sur certains droits onéreux au travail national. Pour favoriser l'importation des matières premières, on supprima les droits à l'entrée et à la circulation dans Tintérieur du royaume des laines non filées, chanvres, lins et cotons en niasse, poils de chèvre et de chameau non filés, cuirs non préparés : suppression d'autant plus remarquable que ces droits étaient compris dans le bail des fermes générales, rapportaient environ 1 800 000 livres par au, et que par conséquent leur abolition à la veille du renouvellement du bail risquait de compromettre les augmeutalions sur lesquelles comptait le contrôleur général '. Les fermiers du bail La Rue, qui avait encore un an à courir jusqu'au !«■• octobre IT.ji», s'honorèrent en consentant, sans indemnité, à ce que celte suppression produisit son effet le !«'' janvier 2; trait de df'sintéressement qui contraste trop avec la réputation légendaire des fermiers généraux pour ne pas mériter d'être noté. D'autre part, et dans la même vue de protection pour le travail national, on supprima les droits qui pesaient à la sortie du royaume sur certains produits manufacturés, étoffes mêlées de soie, chapeaux, métaux précieux travaillés*.

Une certaine réaction commençait à se faire senlir, dès le ministère de Machault, contre le plus grand mal qui pesât sur l'industrie française à cette époque, les restrictions et réglementations minutieuses du système corporatif, legs des siècles précédents. C'est bien avant Turgot, en effet, que les funestes conséquences de ce régime ont été aperçues et que les vieilles idées ont commencé à être battues en brèche. En 1751, Machault donna à Gournay une place d'intendant du commerce, et cet illustre adepte de la liberté industrielle et commerciale ne songeait nullement à dissimuler son antipathie pour les règlements restrictifs, dont il énumérait complaisamment les abus dans sa correspondance avec un autre subordonné du contrôleur général, Trudaine. son collègue dans le bureau du commerce. Comme il était question d'un projet de règlement pour l'établissement d'une caisse générale des amendes imposées aux fabricants et ouvriers pour contravention aux règlements

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