Ol.li
1 081 ono
775 000 •22-:> 000 •JSO OOo 461 000 463 000 535 000 291 000 952 000 4o6 000 490 000 507 000 1 026 000 616 000 5il 000 446 000
1 026 000 615 000 535 oOO 439 000
1 077 000 357 000 5'^3 000 695 000 623 000 781 000 216 000 286 000 473 000 4SI 000 541 000 3' 13 000
Amiens
Orl ans
Tours
La Roclielle
Motitauban
Aiicli
Total
Quelques augmentations, assez peu considérables, comme celle de la généralité de Bordeaux, dont on a vu le motif; quelques diminutions, comme celle de Paris; en somme, une remarquable fixité des rôles, et
1. Les éiémenis de ce tableau ont été empruntés aux soumissions des receveurs gonéraux des finances. Celles-ci u'indi(^uent pas le délai! du rendement du vinslii^me, mais elles indiquent les ^nalificaliiins (2 denier pour livre en temps de paix, ;i deniers pour livre en temps de guerre) qui étaient passées aux receveurs généraux, i)Our en faire bénéficier les receveurs des tailles, si ceuxci étaient exacts à remplir leurs traités, ou pour les garder eux-mêmes dans le cas contraire. Du chillre de ces gratifications il est facile de déduire le chiffre de l'imposition (vinglième et sols pour livre du dixième) et par uu nouveau calcul, celui du viiiglicme séparément. La comparaison des cinlTres ainsi ohtenus avec les étals qui nous sont parvenus des produits du vingtième vers les mêmes dates (ainsi pour HoT dans les Mémoires du duc de Luynes, XVI, p. 51; pour 1760 d'après lé ms. fr. 111G2 de la Bib. nat.) montre qu'ils sont aussi rapiirochés que possible de la vérité. 11 a paru inutile d'indiquer les fractions de milliers de livres.
la réduction de ceux-ci dès l'origine à la moitié ou à peu près de ceux du dixième : voilà donc ce qui résulte des chiffres eux-mêmes. Or, le dixième étant déjà fort au-dessous d'un dixième strict, la même insuffisance persista pour le vingtième et le gouvernement resta impuissant à obtenir les augmentations qu'il avait cru possibles et qui l'étaient. Si l'on se rappelle que ces pays d'élection étaient ceux où il rencontrait le moins d'obstacles et où le privilège était le moins armé pour se défendre, on conviendra que la médiocrité de ces résultats constituait pour la politique de Machaull un premier et un sérieux échec.
A ces vingt généralités des pays d'élection, toutes les statistiques du temps ajoutent trois provinces ou groupes de provinces dont le régime fiscal était un peu différent : c'étaient les provinces frontières, réunies au royaume à des dates relativement récentes, qui n'avaient point de tribunaux d'élection et n'étaient pas en conséquence rangées parmà les pays d'élection, mais qui n'avaient pas non plus d'Étals provinciaux, et dont les impôts étaient, comme ceux des pays d'élection, administrés par les intendants et perçus par les receveurs généraux des finances. Les choses s'y passèrent un peu autrement que dans les pays d'élection proprement dits : non pas que le vingtième y ait été perçu avec plus de rigueur; mais le dixième ayant été fixé particulièrement bas dans les abonnements que le Trésor, toujours bienveillant pour les provinces frontières, leur avait concédés, les déclarations d'abord, les vérifications ensuite, y produisirent des plus-values quelquefois considérables, et