‹ Machiavel: augmentée du̕n appendiceChapitre 35 sur 96 · ibid.y p · texte numérisé non relu

ibid.y p

•i. ld»f ibid,y p. 299.

.*). M, t. II, p. 83. Dédicace à Alamanno Suivi ati, loOi.

(>. /(/., ibid,, p. 83, 90. Les Décennales, ou abréyc des événements qui ont eu lieu en Italie pendant Vespacv de dix CMS.

JEUNESSE DE MACHIAVEL Hl

joie pénétrante à se trouver initié aux grandes , affaires, à exercer dans sa patrie une part d'influence, à être spectateur tour à tour et acteur dans les différentes comédies qui s'y jouent. Il est né pour la vie publique, et quand les circonstances le condamneront à la retraite, ni l'étude ni le plaisir * ne pouvant remplir le vide

1. Machiavel. Œuvres compL, t. II, p. 638. Lettres familières, Lettre xxxiv à Francesco Vettori, 1514. « J'ai laissé de côté les pensées graves et sérieuses; je ne trouve plus aucun plaisir à lire les hauts faits de l'antiquité, ni à raisonner sur les événements contemporains : toute ma vie n'est plus qu'un enchaînement de conversations pleines de délices, dont je ne cesse de remercier Vénus et tout Cythère. » Cf. ibid,y p. 610, Lettre xi, au même, 1513. « Toute notre société se rappelle à votre souvenir, depuis Tommaso del Bene jusqu'à notre Donato. Nous allons tous les jours chez quelque tille pour reprendre des forces. Hier nous nous sommes amusés à aller voir passer la procession dans la maison de la Sandra di Pero. C'est ainsi que je me livre à tous les amusements possibles, tâchant de goûter encore les plaisirs d'une vie que je regarde comme un rêve. » — Ibid,, p. 640, Lettre xxvii, au même, 1543. — Ibid,, p. 642, Lettre xxix, au même, 1514. « J'ai laissé l'amour faire ce qu'il a voulu; je l'ai suivi à travers les vallons, les bois, les montagnes et les plaines, et j'ai trouvé qu'il m'a accordé plus de douceurs que si je l'eusse maltraité. » — Ibid,, p. 644, Lettre xxx, au même, 1514. a Je n'ai rien à répondre à votre lettre, sinon que vous devez suivre l'amour, totis

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de son àme , jamais homme n'aura souffert plus que lui de ce qu'on a spirituellement ap-

habenis. Le plaisir que vous prendrez aujourd'hui, vous n^aui'ez pas à le poursuivre demain. Si la chose est comme vous m'écrivez, je vous porte plus d*envie qu'au roi d'Angleterre. Suivez votre étoile, je vous en prie, et ne laissez pas perdre un iota de sa faveur, parce que je crois, j'ai cru et je croirai sans cesse que fioccacio avait bien raison quand iV disait :« Il vaut bien mieux faire et se repentir, que se repentir et ne rien faire. » — Ibid., p. 659, Lettre xl au mêmey 1515. « Je ne saurais répondre à votre dernière lettre sur votre ardeur amoureuse par des paroles qui me paraissent plus à propos que ce sonnet, qui vous fera connaître avec quelle adresse ce fripon d'Amour a su m'enchainer de nouveau. Les chaînes dont il m'a chargé sont si solides, que je désespère absolument de ma liberté ; il m'est impossible même d'imaginer comment je pourrais les briser. D'ailleurs, quand le destin ou quelque événement humain m'ouvrirait un chemin poiu* sortir d'esclavage, je ne voudrais pas y mettre le pied, tant ces chaînes, toutes pesantes qu'elles sont, me semblent tantôt agréables, tantôt légères, et le mélange de tous ces sentiments donne une si grande activité à mon existence, que je ne croirais plus vivre heureux, si je ne vivais de cette manière. J'éprouve un véritable regret que vous ne soyiez pas présent, pour vous voir quelquefois vous moquer de mes pleurs et de mes ris. Tout le plaisir que vous en ressentiriez, c'est notre Donato qui l'éprouve ; lui et l'amie dont je vous ai parlé il y a quelque temps sont l'unique port ouvert à mon faible esquif, que les tempêtes continuelles ont presque laissé saus gouvernail et sans voiles. » Il y a telles de ces lettres qu'on ne sau-

pelé « la maladie du pouvoir perdu * . » Néanmoins, et aux jours les plus brillants comme les plus animés de sa jeunesse, je ne sais quel malaise énervant oppresse continuellement Machiavel. Ce ne sont du reste, il faut bien le dire, ni les malheurs de l'Italie, ni les périls auxquels Florence est exposée, qui pèsent le plus

rait littéralement transcrire, tant elles blessent la pudeur et rappellent Tinfamie des mœurs italiennes. Voyez, entre autres, dans toute leur teneur, les Lettres xxvui, XXIX et XXX à Vettori et la Lettre xxviii, au même, 1514, t. II, p. 641. « Supposez que je fusse arrivé au milieu de vos dispositions austères, moi qui ne suis amateur que de femmes, je me serais bientôt aperçu de la chose et je vous aurais dit : «c Ambassadeur, vous allez tomber malade ; il me semble que vous ne prenez aucun amusement. Jl.n'y a pas ici plus de garçons que de femmes ; quelle maison de... est-ce donc que celle-ci? Magnifique ambassadeur, il ne s'y trouve donc que des fous? Il y a bien peu de gens qui connaissent le monde et qui sachent que lorsqu'on veut se conduire à la mode d'autrui on ne fait rien de bon; car autant d'hommes, autant d'avis différents. Ces gens-là ignorent que celui qu'on regarde comme sage dans le jour ne passera pas pour fou dans la nuit et que quelques plaisirs , quelques di-^ vertissements , loin de nuire à sa réputation, ne pourront que lui faire honneur si elle est solidement établie ; et au lieu de s'entendre reprocher les gitons et les ... ...., on dira que c'est un homme universel, à la main et bon compagnon. »

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