M., ibid., p. 440, 441, 445, 447 et suiv
138 CHAPITRE VllI
les chapitres xiii et xiv du Livre II * ; les chapitres XII, XL, XLii du Livre III * ; rapprochez ces textes qu'il faut lire et qu'on ne peut citer tout entiers, et demandez-vous si l'ouvrage que Machiavel paraît au premier abord avoir rédigé pour susciter des Scaevola diffère extrêmement de celui où il a pris à tâche de susciter des Tarquin. Entre les Discours et le Prince^ ce ne sont pas seulement des analogies que l'on rencontre, mais une telle identité de maximes qu'il semble que ces deux écrits pourraient être réunis et fondus en un. Et à dire vrai, sont-ce les Discours qui ont précédé le Prince^ ou est-ce le Prince qui a précédé les Discours? C'est ce qu'on ne sait pas au juste. Car si plusieurs phrases des Discours donnent à penser qu'ils furent composés après le Prince^ puisque le Prince s'y trouve cité, particulièrement Livre II, chapitre i, vers la fin ^; Livre III, chapitre m * et chapitre xlii, à la
i. Machiavel, Œuvres compL, t. I, p. 512, 513 et suiv,