Id, ibid.,p
ses Discours, Et encore dans un autre passage du Prince^ chapitre xiii [des troupes auxiliaires^ mixtes et nationales)^ vers la fin, Machiavel s'en réfère à ses précédents écrits, auxquels il renvoie le lecteur * ; par où, do toute évidence, il désigne expressément ses écrits militaires, mais aussi une fois de plus les Discours. Conséquemment , bien qu'en grande partie le Prince semble avoir précédé les Discours^ il est probable, ainsi que l'a conjecturé Ginguené *, que Machiavel travaillait aux deux ouvrages en même temps, et que les ayant ensemble sous la main, sinon tous les deux complètement rédigés, tous les deux du moins en cours de rédaction, il renvoyait de l'un à l'autre, afin de ne pas se répéter. Quoi qu'il en soit, pour tout lecteur qui interroge sans parti pris les Discours et le Prince^ il demeure indubitable que ces deux ouvrages n'offrent dans leur contexte aucune contradiction, et que si on a lieu en cer-
1. Machiavel, Œuvres compL, t. I, p. 625. a II sera aisé de mettre sur pied une milice nationale, si Ton emploie les moyens dont se servirent avec tant d'habileté Philippe, père d'Alexandre le Grand, et plusieurs autres États, soit monarchiques, soit républicains, dont j'ai parlé dans mes précédents écrits, et auxquels je renvoie le lecteur. »