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LA MANDRAGORE

c*est-à-dire à peu près à la même époque où Arfoste faisait représenter ses deux comédies intitulées la Cassaria et i Siippositi, Ce qui, en tout cas, n'est pas douteux, c'est que la Mandragore doit être comprise parmi les ouvrages au moyen desquels Machiavel s'efforça de faire sa cour aux Médicis. Ainsi, c'est à Clément VII, de qui en 1S21 il acceptera d'écrire, moyennant salaire, Y Histoire de Florence^ travail en somme médiocre, parce que ce fut un travail de commande * ; c'est à Clément Yll que directement

1. Les huit premiers livres de cette histoire s'étendent depuis rorigine de Florence jusqu'à la mort de Laurent le Magnifique. Soit découragement, soit hésitation devant les difficultés du sujet, Machiavel ne poussa pas plus loin celte composition, où se rencontrent néanmoins çà et là quelques traits d'indépendance qui l'honorent. — Cf. Machiavel, Œuvres compl., t. II, p. 648, Lettres familières, Lettre lui, à Francesco Guicdardini, 1524. « Je me suis appliqué, et je me livre encore, pendant que j'hahite la campagne, au travail de mon histoire. Je donnerais volontiers dix sous, pour ne pas dire plus, pour que vous fussiez près de moi et que je pusse vous montrer où j'en suis; car étant sur le point d'aborder certaines particularités, j'aurais besoin de savoir de vous si je ne cours pas risque de déplaire, soit en rehaussant, soit en rabaissant les événements. Toutefois je tâche de me conseiller moi-même, et de faire en sorte que, tout en disant la vérité, personne ne puisse se

'K;o chapitre ix

il s'adresse, lorsqu'en 1525, à la veille de faire représenter la Mandragore à Modène par les soins de son ami Guichardin qui en est alors gouverneur * , il insère dans la canzone que

plaindre de moi. » IWd., p. 675, Lettre vs. au même. « On a porté jusqu'à cent ducats mes honoraires pour écrire l'histoire. Je commence à me remettre à écrire, et je soulage mon cœur en accusant les princes qui ont tout fait pour nous conduire au terme où nous sommes parvenus. » 1525. — Lettere di Gio. Batista Busini a Be- NEDETTO Varchi, OpoT. cU,, p. 189. Lettevu vigesimaterza, Bellissime riflessioni ed avvertimenti per chi scrive storie. « // Machiavello, che non era molto beneficato dal Papa, anzi piuttosto per lo pussato abbattuto, ed offenso, e che era nutrito tanto onoratamente in un viver libero, corne c' fu, non si potette astenere di lodare con tanta efficacia quella casa [de'' Medici) per esseï* vivo il Papa in quel tempo^ dal quai benchè avesse poco, potera nondimeno sperare assai. »

1. Machiavel, Œuvres compL, t. II, p. 669, Lett7*es familières, Lettre lvii, à Francesco Gicicciardini^ 1525. « Je vois avec satisfaction que Nicia vous plaît : si vous le faites jouer pendant ce carnaval, nous viendrons pour vous aider. » — Ibid., p. 674, Lettre lx, au même. « Pour nous, passons encore une fois un joyeux carnaval ; préparez un logement à la Barbera au milieu de ces moines; et s'ils n'y perdent pas la tête, je n'en veux pas un denier. Recommandez-moi à la Maliscotta. Voyez à quel point en est la comédie, et quand vous avez le projet de la jouer. » — Ibid., p. 680, Lettre lxiv, au même, 1526. « TiR Barbera doit se trouver à Modène; de quelque ma-

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