Id.f ibid, y p. 314 ei stiiv
MACHIAVKL ET L'ITALIE ioS
qu'il est téméraire d'écrire sur un métier que Ton n'a jamais exercé ; je ne crois pas cependant que l'on puisse me faire de grands reproches d'oser occuper, sur le papier seulement, un poste de général, dont beaucoup d'autres se sont chargés en réalité avec une bien plus insigne présomption encore. Les erreurs où je suis tombé en écrivant peuvent être rectifiées et n'auront nui à personne ; mais les fautes de ceux-là ne sont aperçues que par la ruine des empires * . » Toutefois, si Machiavel, comme Bayle le remarque malicieusement, ai Machiavel eut en effet la prudence de n'oser jamais essayer sa théorie non pas même sur un escadron*, sa compétence d'organisateur n'en fut pas moins appréciée de ses concitoyens qui, à diverses reprises, lui donnèrent commission d'enrôler les milices du territoire Florentin ^ Aujourd'hui même encore
1. Machiavel, ÛËMvres compL^ t. I, p. 314, VArt de la ûuerrej Prologue.
2. Bayle, Dictionnaire, article Machiavel, « Machiavel publia sept livres de l'Art militaire, qui le firent passer dans Tesprit du duc d'Urbin pour un homme Irès-capable de mettre une armée en bataille.... Il est louable d'avoir résisté aux exhortations du Duc, qui le pressoit d'essaier sa théorie. »