Machiavel, CEim-es compL, t. II, p. 888. Mission dans
elle reste hautement reconnue par les hommes du métier, qui ne dédaignent pas de discuter ou de commenter ses opinions militaires ' .
diverses parties du domaine de VÉtat^ 1506 ; — p. 465, Seconde Mission dans l'intérieur de FÉtat, 1508; — p. 52i, Troisième Mission dans V intérieur de VÉtat, 1510; — p. 536, Commission pour lever des troupes, 1511. — Cf. Scritti inediti di Nicolo MacchiavelU risguardanti la storia e la milizia ed illustrati da Giuseppe Canestnni, Florence, 1857, 1 vol. m-12. Voyez dans ce recueil, p. 281 et suiv., les morceaux intitulés : Milizia nazionale. Ordinanza délia fanteria (1506-1512). Descrizione e armamento dei descritti; formazione délie compagnie e de' battaglioni; esercizi e scuola di battaglione alla tedesca. Disciplina^ leggi penali, officio de' conestabile; — p. 377, Milizia nazionale. Ordinanza délia cavalleria (1511-12). Formazione e mostra délie squadre. Cavalleggieri, balestrieri e scoppiettieri. Soldo. Mantenimento de' cavalli. Disciplina, Officio de' condottieri.
1. Cf. FoLARD, t. I, p. 262; Algarotti Opère. Venezia, 1791-94, 17 V. in-8, t. V. Scienza militaire del Segretariù Fiorentino. Cet ouvrage fournit à Algarotti la matière de vingt lettres, où il montre que nombre d'auteurs qui ont traité de l'art de la guerre ont reproduit les préceptes de Machiavel et le plus souvent sans le citer ; que beaucoup de généraux célèbres les ont appliqués avec profit; qu'on peut encore en tirer grande utilité. — Cf. TiRABOSCHi, Oper. cit., t. VII, p. 795 et suiv. — Carrion- NiSAs, Essai sur l'Histoire générale de l'art militaire, etc. Paris, 1823,2 v. in-8. — De La Barrk Dliparcq, Maximes militaires de Machiavel. Paris. 18*3, in-8.
MACHIAVEL ET L'ITALIE 25o
Sans doute, il en est de ses maximes de guerre comme de ses maximes de gouvernement. Machiavel s'y montre profondément indifférent à la moralité ou à l'immoralité des moyens, pourvu que ces moyens assurent le succès, et c'est sans scrupule d'aucune sorte qu'il parlera, par exemple, de l'emploi du ' mensonge*, de l'espionnage', de l'empoisonnement des eaux*. Mais ce qu'il convient ici de louer expressément chez l'auteur des Sept livres sur tArt de^ la guerre^ c'est l'intelligent esprit de patriotisme qui les lui a dictés. « Quant à moi, aura-t-il le droit d'écrire en les terminant et avec un accent qui a sa grandeur ; quant à moi, je me plains du destin, qui aurait dû me refuser la connaissance de ces importantes maximes, ou me donner les moyens de les pratiquer ; car à présent que me voilà arrivé à la vieillesse, puis-je espérer d'avoir jamais l'occasion d'exécuter cette grande entreprise?... Je ne puis concevoir pour moi de semblables espérances, étant déjà sur le déclin des ans; mais si la fortune m'avait accordé un Etat assez puis-
i. Machiavel, Œuvres compl., t. I, p. 363.