Machiavel, CEuvres cotnpL, t. I, p
2. /d., ibid., p. 597, Discows, Liv. III, cli. xli. — Cf J. Ferrari, Machiavel juge des révolutions de notre temps, Paris, 18i9, in-8, p. lOi-, ch. vu. La Révolution française d\qyrès Machiavel.
presseurs Tllalie ^ , pour se convaincre que nul parmi ses contemporains ne nourrit contre les étrangers une haine plus vivace, sinon plus vigoureuse. Enfin, en même temps qu'il désirait l'Italie libre, Machiavel compte parmi ceux qui ont souhaité Tltalie une. Ce n'est pas que, devançant de tous points les unitaires italiens de nos jours, il rêvât d'absorber en un tous les EtatsdelaPéninsuleetRome elle-même. Non, ses pensées ne vont pas jusque-là. Machiavel, il le faut constater, n'en partage pas moins conlre la Papauté la plupart de leurs préjugés. D'après lui, c'est l'Église qui a privé les Italiens de religion et qui les a dotés de tous les vices ^ Comme si l'Église, à considérer l'ensemble de son histoire, n'avait pas été dans le monde la gardienne de la civilisation, et pour le genre humain tout entier l'institutrice de toutes les vertus ! D'après lui également, c'est à l'Église que l'Italie devra sa ruine ; car l'Église n'ayant jamais été assez puissante pour s'emparer de toute l'Italie, et n'ayant jamais permis à un autre de l'occuper, a été cause de la division
1. Machiavel, Œuvres compL, t. I, p. 640, le Prince, ch. XXVI.