L'jBspni des lois, Liv. XXIV, ch, iv
3. Be Veritate religionis christianœ Liber, Lugd, Bat., 1662, petitin-12.
le gage de toute civilisation. Que n'y aurait-il pas, au contraire, à rappeler des enfances et des turpitudes, des misères et des hontes de la religion païenne, dont Machiavel ne présente que le beau côté?
Au demeurant, pour Machiavel, le maître unique des événements, comme le père de toute vérité*, c'est le temps; le temps « qui chasse tout devant lui ^ ; le temps qui, dans des cycles invariables et par ces mouvements circulatoires dont parlera Vico [corsi e ricorst)^ ramène les mêmes alternatives de biens et de maux, de misères et de prospérités. EfiFectivement, « il n'a pas été donné aux choses humaines de s'arrêter à im point fixe lorsqu'elles sont parvenues à leur plus haute perfection ; ne pouvant s'élever, elles descendent; et par la même raison, quand elles sont descendues à leur plus bas période, quand le désordre esl arrivé à ses derniers excès, elles remontent bientôt vers un état meilleur, et vont successivement ainsi du bien au mal et du mal au bien. La vertu amène le repos, le repos Toi-
\. Machiavel, Œuvres compL, t. Il, p. 299, Légation à la cour de Rome y Lettre viii.