‹ Machiavel: augmentée du̕n appendiceChapitre 81 sur 96 · îd,, ibid,, t. I, p. 539, Discours, Liv, 11, ch, xxix · texte numérisé non relu

îd,, ibid,, t. I, p. 539, Discours, Liv, 11, ch, xxix

4. Id., ibid., t. U, p. 642, Lettres familières , Lettre xxix,

et la fatalité de la force, voilà les termes extrêmes et suprêmes auxquels il réduit tout. A ses yeux, « c'est la force qui donne des titres, et non les titres qui donnent la force *. » Machiavel est ainsi, sous beaucoup de rapports, une des expressions les plus achevées du génie italien, et, en Italie, un des représentants les plus illustres de la Renaissance, de ses croyances et de ses crédulités, de ses énergies et de ses faiblesses, de ses instincts en grande partie rétrogrades parce qu'ils sont païens, et de ses ardeurs inquiètes de transformation. A ce double titre, le Secrétaire Florentin reste un des personnages qui ont le plus marqué en Italie au seizième siècle.

à Francesco' Vettoin. <i' Ainsi donc, mon cher maître, vivez en joie; ne vousétonnez de rien, opposez un front calme aux coups de la fortune, et abandonnez-vous au cours des événements, tels que les ont réglés l'ordre des sphères célestes, la situation des temps et les passions des hommes. »

1. Machiavel, Œuvrefi compL, t. I, p. 466. Discours, Liv. J, ch, XXXIV.

Considérée en elle-même, la politique de Machiavel n'offre ni utilité ni originalité. — Machiavel déduit sa politique de cette donnée, que tous les hommes sont naturellement méchants. — Théorie du succès. — Idéal du Prince de Machiavel. — L'habileté suprême n'est qu'une suprême hypocrisie. — Réfutation de Machiavel. — Le Prince de Machiavel se trouve être un animal dangereux. — Les hommes ne sont ni entièrement bons, ni entièrement mauvais. — Objet de la politique. — Elle ne se confond ni avec la morale, ni avec la religion, mais elle ne saurait s'en séparer. ^ La politique dé Machiavel, qui ne repose que sur les faits, n'est qu'une politique d'expédients. — La vraie et solide politique se fonde, avant tout, sur le droit.

Osons Taffinner. Quelles que soient l'étendue et la profondeur de son génie, Machiavel semble mériter beaucoup moins l'attention, si, le prenant en lui-même, on le considère en dehors de son siècle, en dehors de son pays. On n'aperçoit guère en eflFet en quoi consiste l'originalité de sa doctrine, ni quel utile usage la postérité a jamais pu ou pourra jamais faire de SOS préceptes tant vantés. — De toute évidence,

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