‹ Machiavel: augmentée du̕n appendiceChapitre 83 sur 96 · Id , ibid.j p. 020, le Prince, ch. xviii · texte numérisé non relu

Id , ibid.j p. 020, le Prince, ch. xviii

qu'il professe que d'une manière radicale la nature humaine est mauvaise, et, suivant lui, on doit être méchant avec les hommes, parce que les hommes sont méchants. Notre méchanceté, la leur, « nostra cattivita, lalor ^^ m voilà le dernier mot des actions humaines. « Quiconque veut fonder un Etat et lui donner des lois doit supposer d'avance.les hommes méchants, et toujours prêts à déployer ce caractère de méchanceté toutes les fois qu'ils en trouveront l'occasion * . » Telle est la donnée essentielle d'où Machiavel déduit tous ses procédés de politique. Or rien n'est plus simple que ces procédés. Ds se ramènent à deux : la corruption ou le mensonge ^ et la terreur \ Il n'y a que deux partis à suivre : ou caresser les hommes ou les supprimer; ou les combler de bienfaits ou les détruire, « vezzeggiareospegnere ". » Les bienfaits se doivent faire peu à peu, afin qu'on les savoure mieux. Le mal, au contraire, se doit faire tout

1. Machiavel, Œuvres comjyl., t. II, p. 10, La Mandragore, act. II, se. VI.

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