‹ Machiavel: augmentée du̕n appendiceChapitre 84 sur 96 · Id., ibid., t. I, p. 459, Discours, Liv. I, ch. xxvi · texte numérisé non relu

Id., ibid., t. I, p. 459, Discours, Liv. I, ch. xxvi

5. Id., ibid., t. I, p. 530, Discours, Liv. I, ch. xxiii; es. Ibid., p. CIO, lo Prinre, ch. v.

CONCLUSION '2i^')

à la fois, pour qu'on n'ait pas le temps de le savourer et de manière que l'offensé ne puisse tirer vengeance de l'offense. Les hommes ne savent être, il est vrai, ni tout bons, ni tout mauvais*. Mais c'est là ce qui dénote leùi* faiblesse. Tout parti moyen est dangereux, et quiconque se pique de n'être que vertueux doit succomber. En somme, il convient de ne s'attacher qu'aux résultats; le point est de réussir; les moyens, quels qu'ils soient, paraîtront toujours honorables, et seront loués de chacun. « Car le vulgaire se prend toujours aux apparences, et né juge que par l'événement. Or, le vulgaire, c'est presque tout le monde, et le petit nombre ne peut compter que lorsque la multitude ne sait sur quoi s'appuyer ^ » Du reste, « jamais un esprit éclairé ne fera un motif de reproche à celui qui se serait porté à une action illégale pour fonder un royaume ou constituer une république. Il est juste, quand lés actions d'un homme l'accusent, que le résultat le justifie, et lorsque ce résultat est heureux, comme le montre l'exemple de Romulus, il l'excusera

1. MACHrAVEL, (Enviées complu, t. I, p. 459, Dùrours, IJv, I, ch. XXVII.

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